annonces du WE des 20 et 21 octobre 2018

                            

 

 

21 octobre 2018

 

 

« Donne-nous de siéger,
 l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »

 

 

Lignes de vie

Nous prions pour nos défunts et leur famille :

  • Francine SCOHIER, veuve de Michel CARLIER, décédée à l’âge de 79 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Embourg.
  • Dominique DAVID dit BOURGUIGNON, épouse d’Emmanuel WISLEZ, décédée à l’âge de 55 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Embourg.

Nous nous réjouissons avec les familles de Martin PIRARD et Clément MOSBEUX qui ont été baptisés ce 20 octobre.

 

 

Célébration des eucharisties

 

Dimanche 21 octobre : 10.30 : Vaux (Messe télévisée)

 

Samedi 27 octobre : 18.00 : Nessonvaux

Dimanche 28 octobre : 09.30 : Chaudfontaine - Embourg / 10.00 : Ninane / 11.15 : Prayon - Embourg

 

31 octobre : 18.00 : Mehagne

1er : novembre :
                 09.30 : Fraipont
                 10.00 : Beaufays (et bénédiction du cimetière)
                 11.15 : Forêt (et bénédiction du cimetière) - Vaux (et bénédiction du cimetière) - Embourg (et bénédiction du cimetière)

 

2 novembre : 9.00 : Fraipont (comme tous les vendredis)

                    10.00 : Ninane (et bénédiction des cimetières de Ninane et de celui de Chaudfontaine)

 

 

Au fil de la semaine … 

  • Jeudi à 13.30, chez Pierre : Équipe Pastorale

 

Notez déjà

  • Mardi 30/10, à 10.00, chez Pierre : réunion des chefs de chorales en vue de l’Avent
  • Lundi 5/11, 20.00, à Vaux : réunion pour les personnes intéressées par la liturgie en vue du Nouvel An liturgique et du temps de l’Avent

 

Église ouverte à Beaufays ce 1er novembre

Le 1er novembre, jour de la Toussaint, les membres de « Églises Ouvertes » assureront une présence de 10 à 17 h à l’église Saint Jean l’Évangéliste de Beaufays.

Les visiteurs du cimetière seront les bienvenus à l’église.

 

Et l’Inde ??? C’est quoi, exactement, le projet ?

Lorsque je suis allé en Inde, avec les élèves du Sartay, j’y ai rencontré un prêtre : le Père Anil.  Il est venu rendre visite à notre Unité Pastorale, durant les grandes vacances, et nous avons décidé de former un groupe : ICR (Indian Children Rescue), en vue de supporter son projet envers les enfants et les femmes de sa paroisse (la Mummy House). La malnutrition et l’absence d’eau potable menacent la santé des enfants dans la région de Telengana, au Sud de l’Inde. La chaleur et la sécheresse n’ont guère amélioré les conditions de vie de la population, surtout des Dalits et les tribaux. Ce projet aide leurs enfants à survivre et même à espérer une vie meilleure.

Le P. Anil se met au service des plus pauvres et lutte pour améliorer les conditions de vie des femmes et des enfants. À la crèche Mummy House, il accueille les enfants dès l’âge de 2 ans, permettant aux mères d’aller travailler. L’admission à Mummy House garantit aux enfants une alimentation saine et une eau filtrée. En plus, Mummy House offre un enseignement préscolaire.

Grâce à l’éducation, les filles pourront échapper au cercle vicieux des mariages d’enfants et du travail des enfants. Cependant, sans enseignement préscolaire ni maitrise des bases de lecture et de calcul, elles ne seront pas admises dans une école primaire. D’où l’intention du P. Anil de construire des locaux supplémentaires pour l’école maternelle. D’où l’appel que nous vous adressons : donnez aux filles de Mummy House l’opportunité de s’épanouir et de devenir des gracieuses princesses.

Un petit groupe d’adultes (une dizaine de personnes) se rendra en Inde aux alentours de février 2020.  Ça vous intéresse de nous accompagner ???  Vous pouvez m’en parler.

Pierre +, votre curé

 

 

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Se connecter pour mieux se rencontrer

 

Octobre est le mois de la mission universelle de l’Église. Tous les ans à cette époque les catholiques de Belgique et d'ailleurs manifestent leur solidarité spirituelle et matérielle avec les autres communautés qui, partout dans le monde, annoncent l’Évangile en paroles et en actes. Chaque année, missio met en lumière un pays et son Église. En 2018, découvrez comment les chrétiens de Côte d’Ivoire sont connectés les uns aux autres et avec le monde entier grâce au dynamisme de leurs communautés.

 

En octobre 2018, missio vous invitera à vous connecter à Jésus pour mieux vous connecter les uns aux autres. Ensemble, jeunes et moins jeunes, nous pouvons collaborer pour porter l’Évangile autour de nous. C'est ce qu'exprime le thème choisi à Rome pour ce mois missionnaire 2018 : avec les jeunes, portons l’Évangile au monde.

Nous pourrons ainsi jeter des ponts entre :

•Dieu et les hommes    •Jeunes et moins jeunes     •Belgique et Côte d’Ivoire      •L’Église et le monde

En effet, Celui qui nous relie les uns aux autres est plus important que les technologies qui nous connectent. À nous de trouver les pistes pour :

•Faire entendre, autour de nous et au-delà, le message de l'Évangile

•Créer des ponts entre les générations et entre les peuples

•S’appuyer sur les moyens de communication pour renforcer la solidarité humaine

•Accepter de recevoir autant que de donner, dans un échange où chacun peut apprendre de l’autre

Avec la Côte d'Ivoire, découvrons une Église où :

•Les jeunes sont engagés dans l’Église

•Ils s’appuient sur les réseaux sociaux pour partager leur engagement, pratiquant une forme spontanée et informelle d’évangélisation

•Ils collaborent avec les plus âgés et s’associent à eux dans le prière

•L’Église s’investit dans le soutien des plus démunis et des plus fragiles de la société

Nous aiderons leurs communautés à se prendre en charge et à venir en aide aux plus fragiles de la société.

Découvrez ci-dessous les activités prévues en septembre et octobre et le message du Pape François pour la journée missionnaire mondiale du 21 octobre.

 

Homélie de la messe télévisée du dimanche 21 octobre

  Ai-je bien entendu ?  Marc ne s’est-il pas trompé ?  Il ne faut pas être servi, mais servir, comme et à la suite de Jésus ?  Franchement, Jésus, tu exagères !

 

  Pourtant, tout avait bien commencé : Jacques et Jean, que l’on surnomme à raison les fils du Tonnerre demandaient à être tout près de Jésus pour faire advenir le Royaume.  Depuis le début de sa vie publique, Jésus leur a parlé de son Royaume : un Royaume où les plus pauvres sont accueillis, où la justice règne, où l’amour a le premier et le dernier mot.  Les deux apôtres veulent s’engager dans la construction de ce monde nouveau. Et en bons fils du Tonnerre, ils n’y vont pas par quatre chemins pour en parler au Seigneur. Et c’est très bien.

 

Mes amis,

 

N’est-ce pas notre cas aussi ?  Si nous participons à l’eucharistie ce matin, c’est parce que, nous aussi, nous voulons participer activement à la réalisation du rêve de Dieu sur le Monde ; nous voulons collaborer à faire advenir un monde plus juste, plus humain, plus beau.  Oui, au travail, pas de temps à perdre.

 

Mais attention, nous dit Jésus.  La traduction liturgique traduit avec douceur : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. ».  En fait, le texte grec est beaucoup plus fort : « Nous voulons que tu fasses ce que nous demandons ».  « OK pour travailler avec toi, Seigneur, c’est mon désir le plus profond, mais crois-moi, je sais comment faire pour que cela fonctionne vite et bien.  Prends-moi comme adjoint immédiat et cela va aller.  Mes amis, voilà que Jacques et Jean prennent pratiquement la place de Jésus ou tout au moins, se mettent au même niveau que lui !  

 

  Et pourtant, Jésus écoute leur demande !  N’est-ce pas beau ?  Jésus sait ce que nous portons dans notre cœur, il sait que notre désir se doit d’être purifié, mais il nous laisse le lui demander.  Pas pour se moquer de nous, pas pour nous éloigner de lui, mais pour nous aider à comprendre, à aller plus loin, à nous rapprocher de lui, et à découvrir ce qu’est vraiment le service.  Il leur faudra du temps pour comprendre …  Il nous faudra du temps pour y arriver.  À la lumière de l’évangile, nous découvrons ce qu’est le service pour un chrétien.

 

  Tout d’abord, il nous est impossible de servir sans regarder comment Jésus lui-même se met au service : Impossible de servir sans nous émerveiller d’abord de le voir à genoux laver les pieds de ses apôtres !  Notre service doit toujours être précédé par l’émerveillement devant Jésus Serviteur.  Cela doit passer avant l’action.

 

  Ensuite, le service chrétien doit aller au-delà de la seule philanthropie : il doit être de l’amour.  Je ne sers pas l’autre, par pitié ou pour toutes sortes d’autres raisons, si légitimes et si belles soient-elles.  Non, je l’aime. C’est premier. Je l’aime et alors, automatiquement, je me mets à le servir.  Le service est une conséquence de l’amour.  « À ceci on reconnaîtra que vous êtes mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres » nous dit Jésus.

 

  Et enfin.  Servir et souffrir commencent par la même lettre ...  Et tous, nous en faisons la douloureuse expérience.  Voilà que je fais des choses pour faire grandir l’autre … et ça me retombe dessus.  C’est pas gai … mais c’est normal.  Jésus a passé trois années à annoncer l’Amour et il a fini sur une croix.  Si jamais, dans notre service, nous ne vivons la Passion, c’est peut-être que notre service n’est pas à l’image de celui de Jésus.

 

  Mes amis,

 

  Ce dimanche, toute l’Église se rappelle qu’elle est missionnaire.  Et François, notre Pape, nous le rappelle dans son message pour cette journée : « Chaque homme et chaque femme est une mission, et c’est la raison pour laquelle on vit sur la terre (…) Personne n’est si pauvre au point de ne pas pouvoir donner ce qu’il a, mais avant tout ce qu’il est. (…) Ne pense jamais que tu n’as rien à apporter, ou que tu ne manques à personne. Beaucoup de gens ont besoin de toi ; sache-le. Que tu le saches dans ton cœur : beaucoup de gens ont besoin de toi ».   Amen

 

Pierre +, votre curé

 

 

 


 

 

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (2ème, 3ème et 4ème parties)

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

2. Le chapitre 2 répond à la question « Pourquoi la sainteté ? », en épinglant « deux ennemis subtils de la sainteté » (35). À travers ces deux côtés négatifs, le pape fait apparaître deux raisons positives de la sainteté : on doit être saint pour faire de sa vie un chemin de découverte et pour vivre sa vie dans l’action de grâces et le « merci ». Si on fait l’inverse, on vise une connaissance absolue des choses et on veut tirer son plan tout seul : ce sont les deux ennemis dont parle le pape et qu’il rattache à d’anciennes hérésies : le gnosticisme et le pélagianisme. Le gnosticisme, c’est « un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres » ; et dans le pélagianisme, « au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle » (35). Le gnosticisme est l’aliénation de l’intelligence et le pélagianisme est l’aliénation de la volonté. Le gnosticisme, c’est « lorsque quelqu’un a réponse à toutes les questions ; cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain » (41). Par contre, « si nous nous laissons guider par l’Esprit plus que par nos raisonnements, nous pouvons et nous devons chercher le Seigneur dans toute vie humaine » (42). La sainteté, c’est donc la vie de quelqu’un portée par son histoire personnelle.

 

Le pélagianisme, de son côté, laisse la volonté tout régler dans la vie, sans accepter la présence de l’autre ni la grâce de Dieu. C’est, par exemple, « la fascination de pouvoir montrer des conquêtes sociales et politiques, l’ostentation dans le soin de la liturgie, de la doctrine et du prestige de l’Église, la vaine gloire liée à la gestion d’affaires pratiques, l’enthousiasme pour les dynamiques d’autonomie et de réalisation autoréférentielle » (57). Au contraire, « il nous faut accepter joyeusement que notre être soit un don, et accepter même notre liberté comme une grâce » (55).

 

3. Le chapitre 3 sur la sainteté répond à la question : « c’est quoi ? » Et il donne une réponse lumineuse : c’est vivre les béatitudes, c’est-à-dire vivre la solidarité avec les pauvres. Le pape souligne que le mot « heureux » (« beatus », en latin), qui ouvre chaque béatitude proclamée par Jésus (Mt 5, 3-12), est devenu le mot qui signifie un « saint », « parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » (64). « Jésus déclare heureux les pauvres en esprit, ceux qui ont le cœur pauvre, où le Seigneur peut entrer avec sa nouveauté constante » (68). Le pape résume ainsi les béatitudes successives : « Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté ! » (74). « Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté ! » (76). « Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté ! » (79). « Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté ! » (89). « Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté ! » (94). La béatitude « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » est expliquée ainsi : « Donner et pardonner, c’est essayer de reproduire dans nos vies un petit reflet de la perfection de Dieu, qui donne et pardonne en surabondance » (81). C’est ainsi que l’accueil des immigrés est un devoir impérieux sur la voie de la sainteté : « il ne s’agit pas d’une invention d’un Pape ou d’un délire passager ! » (103).

 

4. Le chapitre 4, intitulé « Quelques caractéristiques de la sainteté dans le monde actuel », présente le « comment ? » de la sainteté (110). Il nous dit le style de la sainteté. Première caractéristique, l’endurance : « c’est d’être centré, solidement axé, sur Dieu qui aime et qui soutient » (112), y compris à travers les humiliations qu’on peut subir. Ensuite, le pape relève la joie et l’humour (122). Je ne pense pas que des papes aient souvent parlé d’humour dans leurs documents officiels ! Mais le pape François insiste : « Ordinairement, la joie chrétienne est accompagnée du sens de l’humour, si remarquable, par exemple, chez saint Thomas More, chez saint Vincent de Paul ou chez saint Philippe Néri » (126) ; il ajoute : « la mauvaise humeur n’est pas un signe de sainteté ! ». Troisième caractéristique, l’audace et la ferveur : ce que saint Paul appelle la parrésia (129). « La parrésia est un sceau de l’Esprit, une marque de l’authenticité de l’annonce » (132). C’est pourquoi « Dieu est toujours une nouveauté, qui nous pousse à partir sans relâche et à nous déplacer pour aller au-delà de ce qui est connu, vers les périphéries et les frontières » (135). Et le pape ajoute avec humour : « Il faut, certes, ouvrir la porte du cœur à Jésus-Christ, car il frappe et appelle (cf. Ap 3, 20). Mais parfois, je me demande si, à cause de l’air irrespirable de notre auto-référentialité, Jésus n’était pas déjà en nous, frappant pour que nous le laissions sortir ! » (136). Ensuite, quatrième caractéristique du style de la sainteté, c’est l’engagement « en communauté » (140) : « La sanctification est un cheminement communautaire, à faire deux à deux. C’est ainsi que le reflètent certaines communautés saintes. En diverses occasions, l’Église a canonisé des communautés entières qui ont vécu héroïquement l’Évangile ou qui ont offert à Dieu la vie de tous leurs membres » (141). Je me permets d’introduire ici l’exemple de saint Théodore de Celles et de ses compagnons, fondateurs de l’Ordre des Croisiers, à Huy, au 13e siècle. Enfin, dernière caractéristique du style de la sainteté, c’est qu’elle est « en prière constante » (147). Comme disait saint Jean de la Croix : « Efforcez-vous de vivre dans une oraison continuelle, sans l’abandonner au milieu des exercices corporels » (148). Saint Jean-Paul II insistait aussi sur l’importance de la prière : « C’est la contemplation du visage de Jésus mort et ressuscité qui recompose notre humanité, même celle qui est fragmentée par les vicissitudes de la vie, ou celle qui est marquée par le péché. Nous ne devons pas apprivoiser la puissance du visage du Christ » (151). Le pape François ajoute que la prière reconstitue notre histoire personnelle : « L’histoire ne disparaît pas non plus. La prière, précisément parce qu’elle s’alimente du don de Dieu qui se répand dans notre vie, devrait toujours faire mémoire » (153). La prière s’alimente à la Parole de Dieu : « celle-ci appartient au cœur et à l’identité même de la vie chrétienne » (156). Et elle « nous conduit à l’Eucharistie, où cette même Parole atteint son efficacité maximale, car elle est présence réelle de celui qui est la Parole vivante » (157).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

Parcourons ce questionnement et voyons les réponses que propose le pape. Je choisis pour cela les phrases qui me paraissent les plus emblématiques.

 

1. Le chapitre 1, intitulé « L’appel à la sainteté » répond à la question « pour qui ? » et le pape formule sa thèse : « ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous » (10). « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même »  (11). Le pape met cela en lumière en présentant différents exemples de saints, des hommes et des femmes (12), des gens de différentes époques, depuis les martyrs de l’Église primitive jusqu’aux martyrs d’aujourd’hui, et spécialement ceux de toutes les confessions chrétiennes (9). C’est une sainteté qui se vit aussi en peuple et en communauté (6,7). Dans ce chapitre, le pape s’adresse au lecteur en « tu » : c’est exceptionnel dans un document pontifical. C’est une manière de personnaliser le discours ; il est « pour toi aussi » (14). Le pape rappelle à chacun son itinéraire de foi, depuis son baptême et le don de l’esprit Saint (15). Il épingle les gestes concrets de la sainteté ; par exemple, face à la tentation de parler mal de l’autre, savoir se dire : « Non, je ne dirai du mal de personne » (16). La sainteté, c’est un chemin de conversion. Comme l’écrivait le cardinal Van Thuân lorsqu’il était en prison : « Je saisis les occasions qui se présentent chaque jour, pour accomplir les actes ordinaires de façon extraordinaire » (17). Le pape ajoute : « Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission »  (23). Pour cela, il faut être en présence du Seigneur, car la sainteté « consiste à s’associer à la mort et à la résurrection du Seigneur d’une manière unique et personnelle, à mourir et à ressusciter constamment avec lui » (20). Il peut y avoir des spiritualités des différents états de vie, « par exemple, d’une spiritualité du catéchiste, d’une spiritualité du clergé diocésain, d’une spiritualité du travail, une spiritualité de la mission, une spiritualité écologique » (28). Le pape conclut ce chapitre en disant : « N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu » (34).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

  

  

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (5ème partie)

Dans le chapitre 5, intitulé « Combat, vigilance et discernement », le pape pose la question du « quand ? » de la sainteté. Il répond : dès aujourd’hui, car « la vie chrétienne est un combat permanent » (158). « C’est aussi une lutte permanente contre le diable qui est le prince du mal » (159). En effet, « la conviction que ce pouvoir malin est parmi nous est ce qui nous permet de comprendre pourquoi le mal a parfois tant de force destructrice ». Il faut donc du discernement : « C’est aussi un don qu’il faut demander. Si nous le demandons avec confiance au Saint Esprit, et que nous nous efforçons en même temps de le développer par la prière, la réflexion, la lecture et le bon conseil, nous pourrons sûrement grandir dans cette capacité spirituelle » (166). Il s’agit bien d’un vécu actuel : « Le discernement des esprits nous libère de la rigidité qui n’est pas de mise, devant l’éternel aujourd’hui du Ressuscité » (173). « Cela nous fait voir que le discernement n’est pas une autoanalyse intimiste, une introspection égoïste, mais une véritable sortie de nous-mêmes vers le mystère de Dieu qui nous aide à vivre la mission à laquelle il nous a appelés pour le bien de nos frères » (175). Le pape conclut par un appel à la Vierge Marie : « Elle n’accepte pas que nous restions à terre et parfois elle nous porte dans ses bras sans nous juger. Parler avec elle nous console, nous libère et nous sanctifie. La Mère n’a pas besoin de beaucoup de paroles, elle n’a pas besoin que nous fassions trop d’efforts pour lui expliquer ce qui nous arrive. Il suffit de chuchoter encore et encore : Je vous salue Marie… » (176).

+ Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.

 

 


 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (2ème, 3ème et 4ème parties)

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

2. Le chapitre 2 répond à la question « Pourquoi la sainteté ? », en épinglant « deux ennemis subtils de la sainteté » (35). À travers ces deux côtés négatifs, le pape fait apparaître deux raisons positives de la sainteté : on doit être saint pour faire de sa vie un chemin de découverte et pour vivre sa vie dans l’action de grâces et le « merci ». Si on fait l’inverse, on vise une connaissance absolue des choses et on veut tirer son plan tout seul : ce sont les deux ennemis dont parle le pape et qu’il rattache à d’anciennes hérésies : le gnosticisme et le pélagianisme. Le gnosticisme, c’est « un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres » ; et dans le pélagianisme, « au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle » (35). Le gnosticisme est l’aliénation de l’intelligence et le pélagianisme est l’aliénation de la volonté. Le gnosticisme, c’est « lorsque quelqu’un a réponse à toutes les questions ; cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain » (41). Par contre, « si nous nous laissons guider par l’Esprit plus que par nos raisonnements, nous pouvons et nous devons chercher le Seigneur dans toute vie humaine » (42). La sainteté, c’est donc la vie de quelqu’un portée par son histoire personnelle.

 

Le pélagianisme, de son côté, laisse la volonté tout régler dans la vie, sans accepter la présence de l’autre ni la grâce de Dieu. C’est, par exemple, « la fascination de pouvoir montrer des conquêtes sociales et politiques, l’ostentation dans le soin de la liturgie, de la doctrine et du prestige de l’Église, la vaine gloire liée à la gestion d’affaires pratiques, l’enthousiasme pour les dynamiques d’autonomie et de réalisation autoréférentielle » (57). Au contraire, « il nous faut accepter joyeusement que notre être soit un don, et accepter même notre liberté comme une grâce » (55).

 

3. Le chapitre 3 sur la sainteté répond à la question : « c’est quoi ? » Et il donne une réponse lumineuse : c’est vivre les béatitudes, c’est-à-dire vivre la solidarité avec les pauvres. Le pape souligne que le mot « heureux » (« beatus », en latin), qui ouvre chaque béatitude proclamée par Jésus (Mt 5, 3-12), est devenu le mot qui signifie un « saint », « parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » (64). « Jésus déclare heureux les pauvres en esprit, ceux qui ont le cœur pauvre, où le Seigneur peut entrer avec sa nouveauté constante » (68). Le pape résume ainsi les béatitudes successives : « Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté ! » (74). « Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté ! » (76). « Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté ! » (79). « Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté ! » (89). « Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté ! » (94). La béatitude « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » est expliquée ainsi : « Donner et pardonner, c’est essayer de reproduire dans nos vies un petit reflet de la perfection de Dieu, qui donne et pardonne en surabondance » (81). C’est ainsi que l’accueil des immigrés est un devoir impérieux sur la voie de la sainteté : « il ne s’agit pas d’une invention d’un Pape ou d’un délire passager ! » (103).

 

4. Le chapitre 4, intitulé « Quelques caractéristiques de la sainteté dans le monde actuel », présente le « comment ? » de la sainteté (110). Il nous dit le style de la sainteté. Première caractéristique, l’endurance : « c’est d’être centré, solidement axé, sur Dieu qui aime et qui soutient » (112), y compris à travers les humiliations qu’on peut subir. Ensuite, le pape relève la joie et l’humour (122). Je ne pense pas que des papes aient souvent parlé d’humour dans leurs documents officiels ! Mais le pape François insiste : « Ordinairement, la joie chrétienne est accompagnée du sens de l’humour, si remarquable, par exemple, chez saint Thomas More, chez saint Vincent de Paul ou chez saint Philippe Néri » (126) ; il ajoute : « la mauvaise humeur n’est pas un signe de sainteté ! ». Troisième caractéristique, l’audace et la ferveur : ce que saint Paul appelle la parrésia (129). « La parrésia est un sceau de l’Esprit, une marque de l’authenticité de l’annonce » (132). C’est pourquoi « Dieu est toujours une nouveauté, qui nous pousse à partir sans relâche et à nous déplacer pour aller au-delà de ce qui est connu, vers les périphéries et les frontières » (135). Et le pape ajoute avec humour : « Il faut, certes, ouvrir la porte du cœur à Jésus-Christ, car il frappe et appelle (cf. Ap 3, 20). Mais parfois, je me demande si, à cause de l’air irrespirable de notre auto-référentialité, Jésus n’était pas déjà en nous, frappant pour que nous le laissions sortir ! » (136). Ensuite, quatrième caractéristique du style de la sainteté, c’est l’engagement « en communauté » (140) : « La sanctification est un cheminement communautaire, à faire deux à deux. C’est ainsi que le reflètent certaines communautés saintes. En diverses occasions, l’Église a canonisé des communautés entières qui ont vécu héroïquement l’Évangile ou qui ont offert à Dieu la vie de tous leurs membres » (141). Je me permets d’introduire ici l’exemple de saint Théodore de Celles et de ses compagnons, fondateurs de l’Ordre des Croisiers, à Huy, au 13e siècle. Enfin, dernière caractéristique du style de la sainteté, c’est qu’elle est « en prière constante » (147). Comme disait saint Jean de la Croix : « Efforcez-vous de vivre dans une oraison continuelle, sans l’abandonner au milieu des exercices corporels » (148). Saint Jean-Paul II insistait aussi sur l’importance de la prière : « C’est la contemplation du visage de Jésus mort et ressuscité qui recompose notre humanité, même celle qui est fragmentée par les vicissitudes de la vie, ou celle qui est marquée par le péché. Nous ne devons pas apprivoiser la puissance du visage du Christ » (151). Le pape François ajoute que la prière reconstitue notre histoire personnelle : « L’histoire ne disparaît pas non plus. La prière, précisément parce qu’elle s’alimente du don de Dieu qui se répand dans notre vie, devrait toujours faire mémoire » (153). La prière s’alimente à la Parole de Dieu : « celle-ci appartient au cœur et à l’identité même de la vie chrétienne » (156). Et elle « nous conduit à l’Eucharistie, où cette même Parole atteint son efficacité maximale, car elle est présence réelle de celui qui est la Parole vivante » (157).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

Parcourons ce questionnement et voyons les réponses que propose le pape. Je choisis pour cela les phrases qui me paraissent les plus emblématiques.

 

1. Le chapitre 1, intitulé « L’appel à la sainteté » répond à la question « pour qui ? » et le pape formule sa thèse : « ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous » (10). « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même »  (11). Le pape met cela en lumière en présentant différents exemples de saints, des hommes et des femmes (12), des gens de différentes époques, depuis les martyrs de l’Église primitive jusqu’aux martyrs d’aujourd’hui, et spécialement ceux de toutes les confessions chrétiennes (9). C’est une sainteté qui se vit aussi en peuple et en communauté (6,7). Dans ce chapitre, le pape s’adresse au lecteur en « tu » : c’est exceptionnel dans un document pontifical. C’est une manière de personnaliser le discours ; il est « pour toi aussi » (14). Le pape rappelle à chacun son itinéraire de foi, depuis son baptême et le don de l’esprit Saint (15). Il épingle les gestes concrets de la sainteté ; par exemple, face à la tentation de parler mal de l’autre, savoir se dire : « Non, je ne dirai du mal de personne » (16). La sainteté, c’est un chemin de conversion. Comme l’écrivait le cardinal Van Thuân lorsqu’il était en prison : « Je saisis les o

 

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Dernières homélies

  • 4ième conférence de carême

    QUATRIÈME CONFÉRENCE DE CARÊME

    « UN HOMME LIBRE »

     

    « Jésus dit : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. (…) Je ne puis rien faire de moi-même : selon que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. (Jean 5, 19-23.30)

     

    Dans notre existence humaine, nous opposons volontiers la liberté et le fait de suivre un autre. Il semble qu’il y ait une alternative : ou bien je fais ce que je veux, et alors je suis libre, ou bien j’obéis passivement à une personne ou à une réalité extérieure. Si je suis libre, je suis forcément maître de moi-même.  Le monde actuel pousse, on ne peut plus à l’indépendance.  J’entends souvent dire : « moi, je ne dois rien à personne ».  Cela engendre aussi souvent un climat d’isolement et de repli sur soi.  Quand je n’ai pas de foreuse, je dois en demander une à mon voisin – qui est supérieur à moi, puisqu’il en possède une -  mais, paradoxalement, cela me permet de créer des liens de convivialité, d’amitié, de fraternité avec mon voisin qui entraîne une relation d’amitié.

    À force de ne vouloir dépendre de personne pour rien, nous créons un monde où chacun risque – et c’est souvent plus qu’un risque – de devenir immensément seul !  Alors que c’est le contraire, va nous dire la Parole de Dieu

     

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  • 4ième dimanche de carême - A -

    « Sors de la nuit ! »  Voilà donc l’appel qui nous est lancé ce dimanche.  Et cet appel est conjugué avec « Réjouis-toi » en ce dimanche de la Laetare.  Autrement dit : « Réjouis-toi de sortir de la nuit ».  La couleur rose de cette fête nous rappelle que la lumière du matin de Pâques est déjà toute proche ; que la nuit n’est déjà plus totalement la nuit ; que la puissance du Ressuscité commence déjà à agir en nous.

     

    Et tout d’abord, avec le petit David.  Il est le dernier des fils de Jessé, il n’est rien, puisqu’on l’envoie même garder les troupeaux, alors que l’ai autres enfants sont à la maison.  Il est dans la nuit, et peut-être n’en sait-il rien …  Et voilà que le Seigneur lui-même vient à sa rencontre à travers le prophète Samuel.  C’est Samuel qui va le faire sortir de la nuit pour en faire le plus grand Roi d’Israël, grâce à l’Esprit de Dieu qui s’est emparé de lui, dès ce jour-là.

     

    Vous le savez bien, Jésus est « Fils de David ».  David en est donc l’image.  Et, de fait, c’est la même chose.  Jésus aussi, va naître au plein cœur de la nuit, à Bethléem ; il va naître dans la nuit aussi, parce qu’il vient, petit et pauvre, dans une crèche à l’écart, en n’ayant comme compagnons, qu’un âne, un bœuf et quelques bergers.  Il vivra dans la nuit à Nazareth.  Il lui faudra aussi que Dieu son Père le sorte de la nuit : à son baptême, il le met dans la lumière en lui disant : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi, je mets tout mon amour ».  Et cela ne s’arrête pas là.  Car, Jésus vivra aussi la nuit de la mort le Vendredi-Saint, il connaîtra l’obscurité du tombeau … et là aussi, c’est son Père qui, roulant la pierre, le rendra à la lumière, le ressuscitera.  Le psaume nous l’a dit : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ».

     

     

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