annonces du mois de juillet 2018

                            

 

 

 

 

Juillet 2018

 

 

 

 

 

« Venez à l’écart

 

et reposez-vous un peu » nous dit Jésus

 

 

 

 

 

Lignes de vie

 

Nous prions pour nos défunts et leur famille : 

  • Joseph MARCOTTY, époux de Julia DEBATTY, décédé à l’âge de 79 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Embourg
  • Mariette THOUMSIN, épouse de Victor GILLARD-CORERS, décédée à l’âge de 88 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Prayon

 

 Nous nous réjouissons avec les familles de

 

Elyse SILVESTRE, Charline LEGRAIN, Adam VANDEWEYER, Lena DUJARDIN, Gabriel WAGELMANS, Thymeo LEJEUNE, Nella RAUSIN, William BOSSON, Lisa CHROBOT, Clea DELFOSSE, Alix VAN DEN BOSCH, Darius KILCARR et Leone SPERBER qui seront baptisés durant le mois de juillet

 

 

 

Se conféreront le sacrement de mariage :  

  • Dominique VANHOVEN et Kevin WILIQUET, le 7 juillet à Vaux
  • Gregory BECK et Kim CLESSE, le 14 juillet à Beaufays
  • Marie-Ange VACCARELLA et Frédéric FERRARI, le 28 juillet à Beaufays
  • Caroline NEELS et Rony PENZO, le 28 juillet à Forêt
  • Pierre DEPAUW et Monika VARADYOVA, le 28 juillet à Beaufays

 

Tous nos vœux de bonheur et nos prières les accompagnent

 

 

Horaire des Eucharisties

  

Les problèmes de santé de Michel MINON nous invitent à des changements d’horaire.

 

Voici donc l’horaire des eucharisties jusque fin août. 

 

Merci de les bien conserver …

 

 

        Mardi : 09.00 Embourg      Mercredi : 09.00 Prayon      Jeudi : 09.00 Ninane      Vendredi : 09.00 Fraipont     

 

 

Samedi 30 juin : 18.00 : Forêt - Mehagne

 

Dimanche 1er juillet : 10.00 : Beaufays / 11.15 : Prayon - Vaux - Embourg

 

 

Samedi 7 juillet : 17.00 : La Brouck

 

Dimanche 8 juillet : 09.30 : Embourg / 10.00 : Ninane / 11.15 : Prayon - Embourg

 

 

Samedi 14 juillet : 18.00 : Fraipont - Mehagne

 

Dimanche 15 juillet : 09.30 : Chaudfontaine / 10.00 : Beaufays / 11.15 : Prayon - Embourg

 

 

Dimanche 22 juillet : 11.15 : Messe unique à Vaux suivie par le Te Deum

 

 

Samedi 28 juillet : 18.00 : Mehagne

 

Dimanche 29 juillet : 10.00 : Beaufays / 11.15 : Prayon - Vaux - Embourg

 

 

Samedi 4 août : 18.00 : Forêt - Mehagne

 

Dimanche 5 août : 10.00 : Beaufays / 11.15 : Prayon - Vaux - Embourg

 

 

Samedi 11 août : 17.00 : La Brouck

 

Dimanche 12 août : 09.30 : Chaudfontaine - Embourg / 10.00 : Ninane / 11.15 : Prayon - Embourg

 

 

14 août : 18.00 : Mehagne

 

15 août : 10.00 : Ninane / 11.15 : Prayon - Embourg - Vaux (messe en plein air au Parc d’Hauster)

 

  

Dimanche 19 août : 11.15 : Vaux (messe d’action de grâces à Urbain)

 

 

Samedi 25 août : 17.00 : La Brouck

 

Dimanche 26 août : 09.30 : Chaudfontaine - Embourg / 10.00 : Ninane / 11.15 : Prayon - Embourg

 

 

Comme disait ma grand-mère :

 

« Li çi qui fè c’qu’i poût  fè c’qu’i deût »

 

  

Au fil des semaines … 

 

Les jeudis 5 et 12 juillet à 19.30, en l’église de Mehagne : soirée-rencontre pour les parents qui demandent le baptême de leur petit enfant.

 

 

 

Opération "Églises Ouvertes"

 

À nouveau cette année, l'église Sainte-Catherine de Forêt-Village participe à l'opération européenne "Églises Ouvertes".  Cette année, ce sont les VISAGES qui sont mis à l'honneur : visages sculptés dans le bois, assemblés en vitrail, gravés dans la pierre, peints sur des toiles et, à la détrempe, sur les murs. Au travers de ces visages, c'est toute une histoire qui nous est racontée : celle d'une église très ancienne, dominant fièrement les vallées de la Magne et de la Vesdre, porte du Pays de Herve. Mais aussi celle d'une Église vivante ici et maintenant !

 

Si vous voulez en savoir plus sur ces visages qui peuplent notre église, soyez les bienvenus :

 

- tous les dimanches de juillet et d'août, de 14.00 à 18.00.

 

L’église Saint-Jean l’Évangéliste participe à la même opération « églises ouvertes », année des visages.  L’église sera ouverte pendant les mois de juillet et août les samedis et les dimanches de 10.00 à 12.00 et de 14.00 à 18.00

 

  

 

Nos deux Saint-Vincent de Paul ont besoin d’aide

 

La conférence de St Vincent de Paul à Trooz cherche 3 frigos en ordre de marche. Si vous pouvez nous aider, téléphonez au 04/351 65 81.

 

 

La Conférence  de Saint-Vincent de Paul de Vaux-sous-Chèvremont est en réelle difficulté.

 

Deux de nos bénévoles doivent lever le pied pour raison de santé et une pars en vacances pour 3 semaines.

 

Cela réduit le staff de distribution à 4 personnes... La distribution se fait le mercredi après-midi de 13.30 à 16.00. Aucune obligation de venir toutes les semaines.

 

Pour les renseignements : Sabine JANSEN 043675573 / 0476981562

 

 

Célébration des jubilés

 

Vous vous êtes mariés cette année ou vous célébrez : 5- 10 – 15 -20 – 25- 30 … ans de mariage. Nous vous invitons à fêter, ensemble, cet anniversaire à NINANE.

 

C’est une heureuse occasion, nous semble-t-il, de découvrir ou de retrouver d’autres couples pour partager avec eux et nouer ou renouer des liens d’amitiés. Ce sera aussi l’occasion pour chacun et chacune de se rappeler le sens de son engagement.

 

Nous vous invitons à nous retrouver le samedi 13 octobre à 18h00 pour l’eucharistie et/ou à 19h00 pour le verre de l’amitié. Vos enfants, vos familles, vos amis y sont également les bienvenus.

 

Nous serions heureux, pour préparer cette fête, d’être avertis de votre présence, par exemple par le renvoi du talon d’inscription ci-dessous. Et pour illustrer notre fête, faites-nous parvenir une photo de votre mariage, soit en prêt (avec votre nom au verso) pour être scannée, soit en nous transmettant une version numérique par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

 

En espérant avoir le plaisir de vous rencontrer le 13 octobre, nous vous adressons déjà toutes nos félicitations.

 

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Monsieur et Madame.  ___________________________

 

¦ Participeront à l’eucharistie des anniversaires de mariage le samedi 13 octobre

 

¦ Seront présents au verre de l’amitié à 19h00 et viendront avec enfants, parents et amis au nombre approximatif de ____ personnes.

 

 

 

A remettre, s.v.p. au plus tard le 20 septembre à l’une des personnes suivantes :

 

-B et C BOURDOUXHE, Sur les Heids de Ninane, 11, tél 04/368.75.84,

 

-M. HERMAN, Rue du Nouveau Sart 18  tél 04 368 81 46.

 

ou à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

85 ans du Carmel de Mehagne

 

Le 15 septembre à 15.00 : Messe d'action de grâces pour les 85 ans du Carmel de Mehagne présidée par notre évêque Jean-Pierre DELVILLE.

 

Sr Ania, avant son départ pour sa nouvelle mission en Pologne, va présenter des nouveaux frères et sœurs au Carmel.

 

Après l’eucharistie : apéritif, temps festif et Barbecue (nous proposons à chacun d'apporter salades et boissons)

 

Fin prévue vers 19.00.

 

 

 

Vis tes vacances

  

 

Vis à fond la caisse ce temps de plénitude,
 de joie, de détente, de silence.

 

 

 

Aime ton conjoint en laissant tes dossiers, ta télé, tes journaux.

 

L'autre saura que ce temps, c'est votre temps d'amour renforcé.

 

 

Écoute tes gosses. Joue avec eux. Partage ce moment privilégié
où toute rencontre est un temps gagné, inestimable,
loin des miasmes de la ville et de tes préoccupations multiples.

 

 

N'oublie pas ton (ou tes) ancêtre(s) qui peuvent encore voyager.

 

 Ils seront si heureux de voir qu'ils comptent pour toi.

 

 Ou alors ravis-les par une visite pour casser leur solitude et leur dire :

 

« Vous êtes notre histoire vivante. Merci de nous avoir donné la vie. »

 

 

Pour toutes tes rencontres, respecte infiniment ce volant
qui te permettra tant de joies. Ramène au bercail, dans l'allégresse,
tes mômes, ton clébard et tes souvenirs.

  

 

Participe activement à l'extraordinaire renouveau qui nous fait,
enfin, prendre conscience du bain de sang éclaboussant, rituellement
et cyniquement, nos routes de vacances.

 

 

Bouffe l'oxygène hors des sentiers battus que sont nos autoroutes
et les endroits où l'on s'entasse. Alors tu pourras dire :

 

 

« ELLES ÉTAIENT BONNES, CES VACANCES ! »

 

 

 

                                                    Père Guy Gilbert, Revue « Parabole »

 

 


Samedi 23 et Dimanche 24 juin 2018

«La paix soit avec vous. » 

Lignes de vie

Nous prions pour nos défunts et leur famille :

  • Robert LEMAIRE, veuf d’Arlette LONGRÉE, décédé à l’âge de 83 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Françoise Schervier.
  • Jacques THIERNESSE, décédé à l’âge de 74 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Mehagne.
  • Simonne VAN RECHEN, épouse de Daniel COÛTEAUX, décédée à l’âge de 89 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Mehagne.
  • Georges MAZY, époux de Liliane MASSART, décédé à l’âge de 82 ans.
    Ses funérailles seront célébrées lundi à 10.30 à Embourg.

 Nous nous réjouissons avec les familles de

  • Leandro GONZALES qui a été baptisé à Prayon ce samedi 23 juin
  • Tom LABEYE, Chiara QUADRINO, Robin CLIGNET et Anyssia HERBILLON
    baptisés à Vaux ce dimanche 24 juin. 

Samedi prochain

  •        à 13.30 à Beaufays, Thomas JODOGNE et Nathalie HERBRANDT
  •        et à 14.00 à Vaux, Anthony PAQUOT et Julie VANDERMAESEN

 se conféreront le sacrement de mariage. 
 Tous nos vœux de bonheur et nos prières les accompagnent

 

 

 

En ce temps de vacances … pour nous détendre un peu.

Des accidents d’expressions de la langue française …

 

Je te le dis sans emballage

 

Nous n’avons plus le temps de faire des plans sur la moquette

 

Être au Touquet

 

C’est gentil de vous déplacer
en mains propres

 

Je me suis fait un masque
au beurre de karaté

 

À Nice,
on a le cœur dans la main

 


 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (2ème, 3ème et 4ème parties)

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

2. Le chapitre 2 répond à la question « Pourquoi la sainteté ? », en épinglant « deux ennemis subtils de la sainteté » (35). À travers ces deux côtés négatifs, le pape fait apparaître deux raisons positives de la sainteté : on doit être saint pour faire de sa vie un chemin de découverte et pour vivre sa vie dans l’action de grâces et le « merci ». Si on fait l’inverse, on vise une connaissance absolue des choses et on veut tirer son plan tout seul : ce sont les deux ennemis dont parle le pape et qu’il rattache à d’anciennes hérésies : le gnosticisme et le pélagianisme. Le gnosticisme, c’est « un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres » ; et dans le pélagianisme, « au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle » (35). Le gnosticisme est l’aliénation de l’intelligence et le pélagianisme est l’aliénation de la volonté. Le gnosticisme, c’est « lorsque quelqu’un a réponse à toutes les questions ; cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain » (41). Par contre, « si nous nous laissons guider par l’Esprit plus que par nos raisonnements, nous pouvons et nous devons chercher le Seigneur dans toute vie humaine » (42). La sainteté, c’est donc la vie de quelqu’un portée par son histoire personnelle.

 

Le pélagianisme, de son côté, laisse la volonté tout régler dans la vie, sans accepter la présence de l’autre ni la grâce de Dieu. C’est, par exemple, « la fascination de pouvoir montrer des conquêtes sociales et politiques, l’ostentation dans le soin de la liturgie, de la doctrine et du prestige de l’Église, la vaine gloire liée à la gestion d’affaires pratiques, l’enthousiasme pour les dynamiques d’autonomie et de réalisation autoréférentielle » (57). Au contraire, « il nous faut accepter joyeusement que notre être soit un don, et accepter même notre liberté comme une grâce » (55).

 

3. Le chapitre 3 sur la sainteté répond à la question : « c’est quoi ? » Et il donne une réponse lumineuse : c’est vivre les béatitudes, c’est-à-dire vivre la solidarité avec les pauvres. Le pape souligne que le mot « heureux » (« beatus », en latin), qui ouvre chaque béatitude proclamée par Jésus (Mt 5, 3-12), est devenu le mot qui signifie un « saint », « parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » (64). « Jésus déclare heureux les pauvres en esprit, ceux qui ont le cœur pauvre, où le Seigneur peut entrer avec sa nouveauté constante » (68). Le pape résume ainsi les béatitudes successives : « Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté ! » (74). « Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté ! » (76). « Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté ! » (79). « Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté ! » (89). « Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté ! » (94). La béatitude « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » est expliquée ainsi : « Donner et pardonner, c’est essayer de reproduire dans nos vies un petit reflet de la perfection de Dieu, qui donne et pardonne en surabondance » (81). C’est ainsi que l’accueil des immigrés est un devoir impérieux sur la voie de la sainteté : « il ne s’agit pas d’une invention d’un Pape ou d’un délire passager ! » (103).

 

4. Le chapitre 4, intitulé « Quelques caractéristiques de la sainteté dans le monde actuel », présente le « comment ? » de la sainteté (110). Il nous dit le style de la sainteté. Première caractéristique, l’endurance : « c’est d’être centré, solidement axé, sur Dieu qui aime et qui soutient » (112), y compris à travers les humiliations qu’on peut subir. Ensuite, le pape relève la joie et l’humour (122). Je ne pense pas que des papes aient souvent parlé d’humour dans leurs documents officiels ! Mais le pape François insiste : « Ordinairement, la joie chrétienne est accompagnée du sens de l’humour, si remarquable, par exemple, chez saint Thomas More, chez saint Vincent de Paul ou chez saint Philippe Néri » (126) ; il ajoute : « la mauvaise humeur n’est pas un signe de sainteté ! ». Troisième caractéristique, l’audace et la ferveur : ce que saint Paul appelle la parrésia (129). « La parrésia est un sceau de l’Esprit, une marque de l’authenticité de l’annonce » (132). C’est pourquoi « Dieu est toujours une nouveauté, qui nous pousse à partir sans relâche et à nous déplacer pour aller au-delà de ce qui est connu, vers les périphéries et les frontières » (135). Et le pape ajoute avec humour : « Il faut, certes, ouvrir la porte du cœur à Jésus-Christ, car il frappe et appelle (cf. Ap 3, 20). Mais parfois, je me demande si, à cause de l’air irrespirable de notre auto-référentialité, Jésus n’était pas déjà en nous, frappant pour que nous le laissions sortir ! » (136). Ensuite, quatrième caractéristique du style de la sainteté, c’est l’engagement « en communauté » (140) : « La sanctification est un cheminement communautaire, à faire deux à deux. C’est ainsi que le reflètent certaines communautés saintes. En diverses occasions, l’Église a canonisé des communautés entières qui ont vécu héroïquement l’Évangile ou qui ont offert à Dieu la vie de tous leurs membres » (141). Je me permets d’introduire ici l’exemple de saint Théodore de Celles et de ses compagnons, fondateurs de l’Ordre des Croisiers, à Huy, au 13e siècle. Enfin, dernière caractéristique du style de la sainteté, c’est qu’elle est « en prière constante » (147). Comme disait saint Jean de la Croix : « Efforcez-vous de vivre dans une oraison continuelle, sans l’abandonner au milieu des exercices corporels » (148). Saint Jean-Paul II insistait aussi sur l’importance de la prière : « C’est la contemplation du visage de Jésus mort et ressuscité qui recompose notre humanité, même celle qui est fragmentée par les vicissitudes de la vie, ou celle qui est marquée par le péché. Nous ne devons pas apprivoiser la puissance du visage du Christ » (151). Le pape François ajoute que la prière reconstitue notre histoire personnelle : « L’histoire ne disparaît pas non plus. La prière, précisément parce qu’elle s’alimente du don de Dieu qui se répand dans notre vie, devrait toujours faire mémoire » (153). La prière s’alimente à la Parole de Dieu : « celle-ci appartient au cœur et à l’identité même de la vie chrétienne » (156). Et elle « nous conduit à l’Eucharistie, où cette même Parole atteint son efficacité maximale, car elle est présence réelle de celui qui est la Parole vivante » (157).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

Parcourons ce questionnement et voyons les réponses que propose le pape. Je choisis pour cela les phrases qui me paraissent les plus emblématiques.

 

1. Le chapitre 1, intitulé « L’appel à la sainteté » répond à la question « pour qui ? » et le pape formule sa thèse : « ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous » (10). « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même »  (11). Le pape met cela en lumière en présentant différents exemples de saints, des hommes et des femmes (12), des gens de différentes époques, depuis les martyrs de l’Église primitive jusqu’aux martyrs d’aujourd’hui, et spécialement ceux de toutes les confessions chrétiennes (9). C’est une sainteté qui se vit aussi en peuple et en communauté (6,7). Dans ce chapitre, le pape s’adresse au lecteur en « tu » : c’est exceptionnel dans un document pontifical. C’est une manière de personnaliser le discours ; il est « pour toi aussi » (14). Le pape rappelle à chacun son itinéraire de foi, depuis son baptême et le don de l’esprit Saint (15). Il épingle les gestes concrets de la sainteté ; par exemple, face à la tentation de parler mal de l’autre, savoir se dire : « Non, je ne dirai du mal de personne » (16). La sainteté, c’est un chemin de conversion. Comme l’écrivait le cardinal Van Thuân lorsqu’il était en prison : « Je saisis les occasions qui se présentent chaque jour, pour accomplir les actes ordinaires de façon extraordinaire » (17). Le pape ajoute : « Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission »  (23). Pour cela, il faut être en présence du Seigneur, car la sainteté « consiste à s’associer à la mort et à la résurrection du Seigneur d’une manière unique et personnelle, à mourir et à ressusciter constamment avec lui » (20). Il peut y avoir des spiritualités des différents états de vie, « par exemple, d’une spiritualité du catéchiste, d’une spiritualité du clergé diocésain, d’une spiritualité du travail, une spiritualité de la mission, une spiritualité écologique » (28). Le pape conclut ce chapitre en disant : « N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu » (34).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

  

  

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (5ème partie)

Dans le chapitre 5, intitulé « Combat, vigilance et discernement », le pape pose la question du « quand ? » de la sainteté. Il répond : dès aujourd’hui, car « la vie chrétienne est un combat permanent » (158). « C’est aussi une lutte permanente contre le diable qui est le prince du mal » (159). En effet, « la conviction que ce pouvoir malin est parmi nous est ce qui nous permet de comprendre pourquoi le mal a parfois tant de force destructrice ». Il faut donc du discernement : « C’est aussi un don qu’il faut demander. Si nous le demandons avec confiance au Saint Esprit, et que nous nous efforçons en même temps de le développer par la prière, la réflexion, la lecture et le bon conseil, nous pourrons sûrement grandir dans cette capacité spirituelle » (166). Il s’agit bien d’un vécu actuel : « Le discernement des esprits nous libère de la rigidité qui n’est pas de mise, devant l’éternel aujourd’hui du Ressuscité » (173). « Cela nous fait voir que le discernement n’est pas une autoanalyse intimiste, une introspection égoïste, mais une véritable sortie de nous-mêmes vers le mystère de Dieu qui nous aide à vivre la mission à laquelle il nous a appelés pour le bien de nos frères » (175). Le pape conclut par un appel à la Vierge Marie : « Elle n’accepte pas que nous restions à terre et parfois elle nous porte dans ses bras sans nous juger. Parler avec elle nous console, nous libère et nous sanctifie. La Mère n’a pas besoin de beaucoup de paroles, elle n’a pas besoin que nous fassions trop d’efforts pour lui expliquer ce qui nous arrive. Il suffit de chuchoter encore et encore : Je vous salue Marie… » (176).

+ Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.

 

 


 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (2ème, 3ème et 4ème parties)

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

2. Le chapitre 2 répond à la question « Pourquoi la sainteté ? », en épinglant « deux ennemis subtils de la sainteté » (35). À travers ces deux côtés négatifs, le pape fait apparaître deux raisons positives de la sainteté : on doit être saint pour faire de sa vie un chemin de découverte et pour vivre sa vie dans l’action de grâces et le « merci ». Si on fait l’inverse, on vise une connaissance absolue des choses et on veut tirer son plan tout seul : ce sont les deux ennemis dont parle le pape et qu’il rattache à d’anciennes hérésies : le gnosticisme et le pélagianisme. Le gnosticisme, c’est « un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres » ; et dans le pélagianisme, « au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle » (35). Le gnosticisme est l’aliénation de l’intelligence et le pélagianisme est l’aliénation de la volonté. Le gnosticisme, c’est « lorsque quelqu’un a réponse à toutes les questions ; cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain » (41). Par contre, « si nous nous laissons guider par l’Esprit plus que par nos raisonnements, nous pouvons et nous devons chercher le Seigneur dans toute vie humaine » (42). La sainteté, c’est donc la vie de quelqu’un portée par son histoire personnelle.

 

Le pélagianisme, de son côté, laisse la volonté tout régler dans la vie, sans accepter la présence de l’autre ni la grâce de Dieu. C’est, par exemple, « la fascination de pouvoir montrer des conquêtes sociales et politiques, l’ostentation dans le soin de la liturgie, de la doctrine et du prestige de l’Église, la vaine gloire liée à la gestion d’affaires pratiques, l’enthousiasme pour les dynamiques d’autonomie et de réalisation autoréférentielle » (57). Au contraire, « il nous faut accepter joyeusement que notre être soit un don, et accepter même notre liberté comme une grâce » (55).

 

3. Le chapitre 3 sur la sainteté répond à la question : « c’est quoi ? » Et il donne une réponse lumineuse : c’est vivre les béatitudes, c’est-à-dire vivre la solidarité avec les pauvres. Le pape souligne que le mot « heureux » (« beatus », en latin), qui ouvre chaque béatitude proclamée par Jésus (Mt 5, 3-12), est devenu le mot qui signifie un « saint », « parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » (64). « Jésus déclare heureux les pauvres en esprit, ceux qui ont le cœur pauvre, où le Seigneur peut entrer avec sa nouveauté constante » (68). Le pape résume ainsi les béatitudes successives : « Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté ! » (74). « Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté ! » (76). « Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté ! » (79). « Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté ! » (89). « Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté ! » (94). La béatitude « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » est expliquée ainsi : « Donner et pardonner, c’est essayer de reproduire dans nos vies un petit reflet de la perfection de Dieu, qui donne et pardonne en surabondance » (81). C’est ainsi que l’accueil des immigrés est un devoir impérieux sur la voie de la sainteté : « il ne s’agit pas d’une invention d’un Pape ou d’un délire passager ! » (103).

 

4. Le chapitre 4, intitulé « Quelques caractéristiques de la sainteté dans le monde actuel », présente le « comment ? » de la sainteté (110). Il nous dit le style de la sainteté. Première caractéristique, l’endurance : « c’est d’être centré, solidement axé, sur Dieu qui aime et qui soutient » (112), y compris à travers les humiliations qu’on peut subir. Ensuite, le pape relève la joie et l’humour (122). Je ne pense pas que des papes aient souvent parlé d’humour dans leurs documents officiels ! Mais le pape François insiste : « Ordinairement, la joie chrétienne est accompagnée du sens de l’humour, si remarquable, par exemple, chez saint Thomas More, chez saint Vincent de Paul ou chez saint Philippe Néri » (126) ; il ajoute : « la mauvaise humeur n’est pas un signe de sainteté ! ». Troisième caractéristique, l’audace et la ferveur : ce que saint Paul appelle la parrésia (129). « La parrésia est un sceau de l’Esprit, une marque de l’authenticité de l’annonce » (132). C’est pourquoi « Dieu est toujours une nouveauté, qui nous pousse à partir sans relâche et à nous déplacer pour aller au-delà de ce qui est connu, vers les périphéries et les frontières » (135). Et le pape ajoute avec humour : « Il faut, certes, ouvrir la porte du cœur à Jésus-Christ, car il frappe et appelle (cf. Ap 3, 20). Mais parfois, je me demande si, à cause de l’air irrespirable de notre auto-référentialité, Jésus n’était pas déjà en nous, frappant pour que nous le laissions sortir ! » (136). Ensuite, quatrième caractéristique du style de la sainteté, c’est l’engagement « en communauté » (140) : « La sanctification est un cheminement communautaire, à faire deux à deux. C’est ainsi que le reflètent certaines communautés saintes. En diverses occasions, l’Église a canonisé des communautés entières qui ont vécu héroïquement l’Évangile ou qui ont offert à Dieu la vie de tous leurs membres » (141). Je me permets d’introduire ici l’exemple de saint Théodore de Celles et de ses compagnons, fondateurs de l’Ordre des Croisiers, à Huy, au 13e siècle. Enfin, dernière caractéristique du style de la sainteté, c’est qu’elle est « en prière constante » (147). Comme disait saint Jean de la Croix : « Efforcez-vous de vivre dans une oraison continuelle, sans l’abandonner au milieu des exercices corporels » (148). Saint Jean-Paul II insistait aussi sur l’importance de la prière : « C’est la contemplation du visage de Jésus mort et ressuscité qui recompose notre humanité, même celle qui est fragmentée par les vicissitudes de la vie, ou celle qui est marquée par le péché. Nous ne devons pas apprivoiser la puissance du visage du Christ » (151). Le pape François ajoute que la prière reconstitue notre histoire personnelle : « L’histoire ne disparaît pas non plus. La prière, précisément parce qu’elle s’alimente du don de Dieu qui se répand dans notre vie, devrait toujours faire mémoire » (153). La prière s’alimente à la Parole de Dieu : « celle-ci appartient au cœur et à l’identité même de la vie chrétienne » (156). Et elle « nous conduit à l’Eucharistie, où cette même Parole atteint son efficacité maximale, car elle est présence réelle de celui qui est la Parole vivante » (157).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

Parcourons ce questionnement et voyons les réponses que propose le pape. Je choisis pour cela les phrases qui me paraissent les plus emblématiques.

 

1. Le chapitre 1, intitulé « L’appel à la sainteté » répond à la question « pour qui ? » et le pape formule sa thèse : « ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous » (10). « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même »  (11). Le pape met cela en lumière en présentant différents exemples de saints, des hommes et des femmes (12), des gens de différentes époques, depuis les martyrs de l’Église primitive jusqu’aux martyrs d’aujourd’hui, et spécialement ceux de toutes les confessions chrétiennes (9). C’est une sainteté qui se vit aussi en peuple et en communauté (6,7). Dans ce chapitre, le pape s’adresse au lecteur en « tu » : c’est exceptionnel dans un document pontifical. C’est une manière de personnaliser le discours ; il est « pour toi aussi » (14). Le pape rappelle à chacun son itinéraire de foi, depuis son baptême et le don de l’esprit Saint (15). Il épingle les gestes concrets de la sainteté ; par exemple, face à la tentation de parler mal de l’autre, savoir se dire : « Non, je ne dirai du mal de personne » (16). La sainteté, c’est un chemin de conversion. Comme l’écrivait le cardinal Van Thuân lorsqu’il était en prison : « Je saisis les o

 

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Dernières homélies

  • 4ième conférence de carême

    QUATRIÈME CONFÉRENCE DE CARÊME

    « UN HOMME LIBRE »

     

    « Jésus dit : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. (…) Je ne puis rien faire de moi-même : selon que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. (Jean 5, 19-23.30)

     

    Dans notre existence humaine, nous opposons volontiers la liberté et le fait de suivre un autre. Il semble qu’il y ait une alternative : ou bien je fais ce que je veux, et alors je suis libre, ou bien j’obéis passivement à une personne ou à une réalité extérieure. Si je suis libre, je suis forcément maître de moi-même.  Le monde actuel pousse, on ne peut plus à l’indépendance.  J’entends souvent dire : « moi, je ne dois rien à personne ».  Cela engendre aussi souvent un climat d’isolement et de repli sur soi.  Quand je n’ai pas de foreuse, je dois en demander une à mon voisin – qui est supérieur à moi, puisqu’il en possède une -  mais, paradoxalement, cela me permet de créer des liens de convivialité, d’amitié, de fraternité avec mon voisin qui entraîne une relation d’amitié.

    À force de ne vouloir dépendre de personne pour rien, nous créons un monde où chacun risque – et c’est souvent plus qu’un risque – de devenir immensément seul !  Alors que c’est le contraire, va nous dire la Parole de Dieu

     

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  • 4ième dimanche de carême - A -

    « Sors de la nuit ! »  Voilà donc l’appel qui nous est lancé ce dimanche.  Et cet appel est conjugué avec « Réjouis-toi » en ce dimanche de la Laetare.  Autrement dit : « Réjouis-toi de sortir de la nuit ».  La couleur rose de cette fête nous rappelle que la lumière du matin de Pâques est déjà toute proche ; que la nuit n’est déjà plus totalement la nuit ; que la puissance du Ressuscité commence déjà à agir en nous.

     

    Et tout d’abord, avec le petit David.  Il est le dernier des fils de Jessé, il n’est rien, puisqu’on l’envoie même garder les troupeaux, alors que l’ai autres enfants sont à la maison.  Il est dans la nuit, et peut-être n’en sait-il rien …  Et voilà que le Seigneur lui-même vient à sa rencontre à travers le prophète Samuel.  C’est Samuel qui va le faire sortir de la nuit pour en faire le plus grand Roi d’Israël, grâce à l’Esprit de Dieu qui s’est emparé de lui, dès ce jour-là.

     

    Vous le savez bien, Jésus est « Fils de David ».  David en est donc l’image.  Et, de fait, c’est la même chose.  Jésus aussi, va naître au plein cœur de la nuit, à Bethléem ; il va naître dans la nuit aussi, parce qu’il vient, petit et pauvre, dans une crèche à l’écart, en n’ayant comme compagnons, qu’un âne, un bœuf et quelques bergers.  Il vivra dans la nuit à Nazareth.  Il lui faudra aussi que Dieu son Père le sorte de la nuit : à son baptême, il le met dans la lumière en lui disant : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi, je mets tout mon amour ».  Et cela ne s’arrête pas là.  Car, Jésus vivra aussi la nuit de la mort le Vendredi-Saint, il connaîtra l’obscurité du tombeau … et là aussi, c’est son Père qui, roulant la pierre, le rendra à la lumière, le ressuscitera.  Le psaume nous l’a dit : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ».

     

     

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