4ième dimanche de carême - A -

« Sors de la nuit ! »  Voilà donc l’appel qui nous est lancé ce dimanche.  Et cet appel est conjugué avec « Réjouis-toi » en ce dimanche de la Laetare.  Autrement dit : « Réjouis-toi de sortir de la nuit ».  La couleur rose de cette fête nous rappelle que la lumière du matin de Pâques est déjà toute proche ; que la nuit n’est déjà plus totalement la nuit ; que la puissance du Ressuscité commence déjà à agir en nous.

 

Et tout d’abord, avec le petit David.  Il est le dernier des fils de Jessé, il n’est rien, puisqu’on l’envoie même garder les troupeaux, alors que l’ai autres enfants sont à la maison.  Il est dans la nuit, et peut-être n’en sait-il rien …  Et voilà que le Seigneur lui-même vient à sa rencontre à travers le prophète Samuel.  C’est Samuel qui va le faire sortir de la nuit pour en faire le plus grand Roi d’Israël, grâce à l’Esprit de Dieu qui s’est emparé de lui, dès ce jour-là.

 

Vous le savez bien, Jésus est « Fils de David ».  David en est donc l’image.  Et, de fait, c’est la même chose.  Jésus aussi, va naître au plein cœur de la nuit, à Bethléem ; il va naître dans la nuit aussi, parce qu’il vient, petit et pauvre, dans une crèche à l’écart, en n’ayant comme compagnons, qu’un âne, un bœuf et quelques bergers.  Il vivra dans la nuit à Nazareth.  Il lui faudra aussi que Dieu son Père le sorte de la nuit : à son baptême, il le met dans la lumière en lui disant : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi, je mets tout mon amour ».  Et cela ne s’arrête pas là.  Car, Jésus vivra aussi la nuit de la mort le Vendredi-Saint, il connaîtra l’obscurité du tombeau … et là aussi, c’est son Père qui, roulant la pierre, le rendra à la lumière, le ressuscitera.  Le psaume nous l’a dit : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ».

 

 

 

« Sors de la nuit ! »  Voilà donc l’appel qui nous est lancé ce dimanche.  Et cet appel est conjugué avec « Réjouis-toi » en ce dimanche de la Laetare.  Autrement dit : « Réjouis-toi de sortir de la nuit ».  La couleur rose de cette fête nous rappelle que la lumière du matin de Pâques est déjà toute proche ; que la nuit n’est déjà plus totalement la nuit ; que la puissance du Ressuscité commence déjà à agir en nous.

 

Et tout d’abord, avec le petit David.  Il est le dernier des fils de Jessé, il n’est rien, puisqu’on l’envoie même garder les troupeaux, alors que l’ai autres enfants sont à la maison.  Il est dans la nuit, et peut-être n’en sait-il rien …  Et voilà que le Seigneur lui-même vient à sa rencontre à travers le prophète Samuel.  C’est Samuel qui va le faire sortir de la nuit pour en faire le plus grand Roi d’Israël, grâce à l’Esprit de Dieu qui s’est emparé de lui, dès ce jour-là.

 

Vous le savez bien, Jésus est « Fils de David ».  David en est donc l’image.  Et, de fait, c’est la même chose.  Jésus aussi, va naître au plein cœur de la nuit, à Bethléem ; il va naître dans la nuit aussi, parce qu’il vient, petit et pauvre, dans une crèche à l’écart, en n’ayant comme compagnons, qu’un âne, un bœuf et quelques bergers.  Il vivra dans la nuit à Nazareth.  Il lui faudra aussi que Dieu son Père le sorte de la nuit : à son baptême, il le met dans la lumière en lui disant : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi, je mets tout mon amour ».  Et cela ne s’arrête pas là.  Car, Jésus vivra aussi la nuit de la mort le Vendredi-Saint, il connaîtra l’obscurité du tombeau … et là aussi, c’est son Père qui, roulant la pierre, le rendra à la lumière, le ressuscitera.  Le psaume nous l’a dit : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ».

 

La deuxième lecture nous dit que ce que et David et Jésus on vécu, c’est désormais le propre de tous ses enfants, de l’Église, de chacune et chacun d’entre nous : « Maintenant, dans le Seigneur, vous qui étiez dans les ténèbres, vous êtes maintenant devenus lumière ».  Mais Paul va plus loin : « Vivez comme des fils de la lumière. »  Oui, la résurrection est d’abord un don – et c’est primordial - mais elle est aussi une tâche.  Impossible, si nous sommes illuminés par Dieu, de ne pas vivre comme tel.  Le temps du carême est celui où, par le jeûne, le partage et la prière, nous sortons de notre obscurité, nous rallumons le feu qui est en nous, nous rallumons en chacun de nous le cierge pascal que nous passons notre temps à éteindre !  Nous avons à prendre au sérieux la fin de la lettre de Paul que nous venons d’entendre : « Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts et le Christ t’illuminera. »

Enfin, l’Évangile franchit un dernier échelon pour nous conduire encore plus haut : David et Jésus ont été conduits à la lumière ; Tout chrétien est conduit à la lumière, mais, nous dit Jésus, c’est le monde entier qui doit être conduit à la lumière.  L’aveugle n’est pas un disciple, il ne compte même pas le devenir au début du texte, il ne demande rien et pourtant Jésus lui aussi va le conduire à la lumière.  C’est seulement à la fin qu’il va se prosterner devant lui.

 

Et puisque le chrétien est un autre Christ, nous découvrons aujourd’hui la mission qui nous est confiée : faire venir le monde entier à la lumière, ressusciter le monde entier par et à la suite de Jésus.  C’est ce que les Apôtres feront dès les Actes des Apôtres.  Et Jean dira dans une de ses lettres : « comment peut-on dire qu’on aime Dieu qu’on ne voit pas, alors qu’on n’aime pas son frère que l’on voit … »

 

C’est pour cela que notre première collecte de carême que nous allons vivre est bien plus qu’un moment de charité ou de philanthropie.  Non, notre collecte de carême pour nos frères du Brésil est un moyen concret de les ressusciter, de les faire sortir des ténèbres, de la nuit et advenir à la lumière : la lumière humaine d’abord et, avec la grâce de Dieu, la lumière de la Résurrection.

 

Oui, Jésus, tu es sorti de la nuit … alors

Chrétien, sors de la nuit

et donne à ton frère proche ou lointain de sortir de sa nuit.     Amen