3ième dimanche de carême -A-

     Mes amis,

 

     Que d’eau, alors que la pluie est revenue pour célébrer le début du printemps … Le peuple, dans sa marche au désert, a soif.  La Samaritaine qui vient puiser de l’eau a soif et même Jésus a soif ...  On pourrait évidemment ajouter aussi qu’ils ont faim : le peuple au désert recevra la manne et les cailles, les disciples de Jésus s’inquiéteront pour la foule qui a faim et Jésus a eu faim au désert.

 

     C’est normal, au milieu du carême que la faim et la soif s’attisent en nous.  Depuis 15 jours, maintenant, nous essayons de supprimer de notre vie ce qui semble - et qui semble seulement - combler notre faim et apaiser notre soif et, du coup, il y a un vide qui se crée en nous pour une vraie nourriture et une vraie boisson. 

 

     Et c’est donc le moment d’entendre « pleinement » la réponse de Jésus à la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu ».  Vous ne le savez peut-être pas, mais ce récit de la Samaritaine est un récit très symbolique.

 

     Il vient tout d’abord un peu après le premier signe de Jésus : le miracle de Cana, les douze jarres d’eau changées en 12 jarres d’excellent vin.  Déjà là, nous pressentons la nouveauté absolue de Jésus.  Mais c’est aujourd’hui que Jésus nous montre ce qu’est cette nouveauté absolue.

 

 

     Mes amis,

 

 

 

     Que d’eau, alors que la pluie est revenue pour célébrer le début du printemps … Le peuple, dans sa marche au désert, a soif.  La Samaritaine qui vient puiser de l’eau a soif et même Jésus a soif ...  On pourrait évidemment ajouter aussi qu’ils ont faim : le peuple au désert recevra la manne et les cailles, les disciples de Jésus s’inquiéteront pour la foule qui a faim et Jésus a eu faim au désert.

 

 

 

     C’est normal, au milieu du carême que la faim et la soif s’attisent en nous.  Depuis 15 jours, maintenant, nous essayons de supprimer de notre vie ce qui semble - et qui semble seulement - combler notre faim et apaiser notre soif et, du coup, il y a un vide qui se crée en nous pour une vraie nourriture et une vraie boisson. 

 

 

 

     Et c’est donc le moment d’entendre « pleinement » la réponse de Jésus à la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu ».  Vous ne le savez peut-être pas, mais ce récit de la Samaritaine est un récit très symbolique.

 

 

 

     Il vient tout d’abord un peu après le premier signe de Jésus : le miracle de Cana, les douze jarres d’eau changées en 12 jarres d’excellent vin.  Déjà là, nous pressentons la nouveauté absolue de Jésus.  Mais c’est aujourd’hui que Jésus nous montre ce qu’est cette nouveauté absolue.

 

 

 

     Chez les Juifs, la demande en mariage se faisait au bord d’un puits, lorsque le bien-aimé demandait à sa bien-aimée un peu d’eau.  Alors, on comprend mieux que Jésus ait soif et que cette soif rencontre la soif profonde de la femme qui a eu autant de maris.

 

 

 

Oui, Jésus a soif de l’humanité, de toute l’humanité – indépendamment des prescriptions juives - ; C’est le grand mystère de l’Alliance.  Dieu veut épouser l’humanité en son Fils Jésus.  Dieu veut signifier son Alliance avec nous en termes d’épousailles.

 

 

 

La femme, elle, - comme nous sans doute – est étonnée et ne comprend pas.  « Comment, toi, Dieu, veux-tu faire une Alliance avec le Monde et avec le Monde pécheur, l’homme pécheur que je suis.  Non, Seigneur, je n’en suis pas digne ? »

 

Et, en même temps, cette femme a soif d’amour, d’épousailles et c’est pour cela qu’elle a eu tant de maris.  Ce texte n’a rien à voir avec un discours sur le mariage.  Il va bien au-delà.  Il nous dit tout simplement que, comme la Samaritaine, nous ne croyons pas que nous soyons dignes de l’amour de Dieu, alors, nous cherchons de « petits amours » qui pourraient le remplacer.  Mais, chaque fois, c’est  l’échec …  Pendant ce carême, nous osons dire : « Seigneur, je sais que mes petites recherches d’amour, d’épousailles sont toujours vaines ; alors, pendant ces 40 jours, j’ose croire que c’est toi seul qui peut combler ce désir profond d’aimer et d’être aimé qui m’habite. »

 

      

 

     Et alors, vient cette déclaration solennelle de Jésus : « C’est moi, l’eau vive, qui peut apaiser ta soif profonde d’amour. »

Je suis là, tout près de toi, nous dit le Seigneur ; ne le cherchons pas au loin, ne le cherchons pas demain ; il est ici et maintenant … Quand la faim te tenaille, quand la déshydratation se fait sentir, tourne-toi simplement vers le Seigneur.  Oui, ose le prier davantage durant ce carême, ose lire et partager la Parole de Dieu, ose lui donner ce que tu as et ce que tu es à travers ton frère souffrant où tu découvriras sa présence.

 

     C’était le cri qui terminait la première lecture : « Le Seigneur est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n'y est-il pas ?  ».  La réponse nous est donnée dans l’Évangile et elle nous est expliquée par Paul : « La preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. »  Alors, continuons notre marche vers Pâques dans l’action de grâce : nous n’avons aucune raison de mériter cet amour du Seigneur ; mais il est amoureux de nous.  Nous n’avons plus qu’à goûter cette joie.  Amen