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annonces du WE des 10 et 11 novembre 2018

                            

 

 

 

10 & 11 novembre 2018

 

 

«  Car tous, ils ont pris sur leur superflu,  
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait,  
tout ce qu’elle avait pour vivre. »

 

Lignes de vie

 

Nous prions pour nos défunts et leur famille :

  • Marie-Louise BROCAL, veuve de Joseph DISCRY, décédée à l’âge de 93 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Embourg.
  • Pierre OUDEVILLE - ROUSSEAUX, compagnon de Doriane DIDIER,
    décédé à l’âge de 35 ans.  Ses funérailles ont été célébrées à Embourg.

 Nous nous réjouissons avec les familles d’Arya KEUTIENS et Logan RONDEAUX
qui sont baptisés ce 11 novembre à Prayon.

 

Un mot tellement gentil de Laurent Burton

Monsieur l'Abbé,

Cher Pierre,

 

La diffusion en mondovision sur les chaines francophones de la messe dominicale à Vaux-sous-Chèvremont le dimanche 21 octobre fut un succès et je tenais à vous en féliciter ainsi que toutes les personnes qui ont contribué à la réussite totale de cette captation.

 

J'ai eu le privilège d'assister à la répétition générale le samedi après-midi et pu, en direct, prendre la mesure de l'investissement de chacune et chacun artisan de cette réussite.  Je me plais à souligner, en particulier, la participation artistique et musicale de nos chorales qui fut de grande qualité.

 

Le petit clip qui précédait la retransmission de l'office religieux de Vaux diffusé sur toutes les chaines françaises dans le Monde constitue également un coup de projecteur inestimable pour notre Commune et je tenais une fois encore à vous en remercier.

 

Puis-je vous demander de bien vouloir prolonger mes félicitations et remerciements auprès de toutes celles et ceux qui ont contribué à vos côtés.

 

Je vous prie de croire, Monsieur l'Abbé, Cher Pierre, à l'assurance de mes meilleurs sentiments.

Laurent BURTON, Bourgmestre ff.

 

Célébration des eucharisties

 

17 novembre : 18.00 : Fraipont - Mehagne (Sainte Cécile)

18 novembre : 09.30 : Chaudfontaine / 10.00 : Beaufays / 11.15 : Prayon - Vaux - Embourg

 

24 novembre : 18.00 : Nessonvaux

25 novembre : 09.30 : Embourg / 11.15 : Ninane (messe des familles) - Forêt (sainte Catherine) - Embourg

 

2 décembre : 11.15 : Vaux (eucharistie du Nouvel An liturgique et du dimanche merveilleux)

 

8 décembre : 17.00 : La Brouck

9 décembre : 09.30 : Embourg / 10.00 : Ninane / 11.15 : Prayon - Embourg

 

15 décembre : 18.00 : Fraipont - Mehagne

16 décembre : 09.30 - Chaudfontaine / 10.00 : Beaufays / 11.15 : Prayon - Embourg

 

22 décembre : 18.00 : Nessonvaux

23 décembre : 09.30 : Embourg / 10.00 : Ninane / 11.15 : Vaux - Prayon - Embourg

 

24 décembre

17.00 : Vaux

18.00 : Ninane

19.00 : Mehagne

24.00 : Forêt

 

25 décembre

09.30 : Embourg

10.00 : Beaufays

11.15 : Prayon

11.15 : Embourg

 

29 décembre : 18.00 : Mehagne

30 décembre : 10.00 : Beaufays / 11.15 : Prayon - Embourg

 

 

Au fil de la semaine …

  • Lundi à 20.00, chez Pierre : Équipe-Relais d’Embourg - Mehagne
  • Mardi à 18.00, chez Pierre : réunion de l’équipe Indian Children Rescue, qui soutient le Père Anil
  • Mercredi à 20.00, à Mehagne : réunion des parents du GR5
  • Mercredi à 20.00, chez Elisa : réunion de l’Équipe-Relais de Trooz
  • Vendredi à 15.00, chez Pierre : réunion de l’Équipe des prêtres

 

Petit-déjeuner OXFAM

Le dimanche 18 novembre, les bénévoles d’Oxfam-Chaudfontaine vous invitent au Petit-Déjeuner qu’ils organisent chaque année et qui aura lieu à l’école Marcel Thiry de 08.30 à 11.00. Voilà une belle occasion d’apporter concrètement votre soutien au Commerce Equitable qui est le projet de lutte contre la pauvreté choisi en 2015 par les paroisses d’Embourg et de Mehagne ; cerises sur le gâteau : vous y dégusterez de délicieux produits dans une atmosphère particulièrement conviviale et, une fois sustentés, vous pourrez vous arrêter à 3 stands pour découvrir nos produits alimentaires, nos articles d’artisanat et le mouvement Oxfam.

Ce 18 novembre, avec famille, amis et voisins, venez prendre un petit déjeuner « pas comme les autres » et joignez ainsi l’équitable à l’agréable !

A bientôt donc.

 

Pour toutes celles et ceux qui sont intéressés …

L'été s'est prolongé agréablement...

L'automne montre le bout de son nez...

La rentrée dans notre UP se déroule en fanfare : le dimanche merveilleux, la messe des Jubilaires et notre MESSE TÉLÉVISÉE du 21 octobre !...

Certains de nos malades souffrant de confusions nous déroutent et nous nous posons beaucoup de questions quant à la manière de les accompagner. Aussi nous vous invitons

 

Le samedi 1er décembre 2018

De 08.40 à 11.30 au Carmel, à la Communauté du Chemin Neuf

  • 08.40 : Accueil et Prière
  • 09.00 : lnfos générales

09.15 : Madame Sabine Henry, Présidente de la Ligue Alzheimer, parlera de

« L’accompagnement humain des malades souffrant de démence. »

  • 10h15 : pause
  • 10h35 : Temps d'échange, de témoignages ...
  • (Questions et réponses avec Mme Henry et Pierre Hannosset)
  • 11h30 : Fin de la rencontre
  • Notre curé Pierre et les membres du Bureau : Denise Delvaux, Marie Grisard, Dany et Jean-Paul Verlaine

 

Et l’Inde ??? C’est quoi, exactement, le projet ?

Lorsque je suis allé en Inde, avec les élèves du Sartay, j’y ai rencontré un prêtre : le Père ANIL.  Il est venu rendre visite à notre Unité Pastorale, durant les grandes vacances, et nous avons décidé de former un groupe : ICR (Indian Children Rescue), en vue de supporter son projet envers les enfants et les femmes de sa paroisse (la Mummy House). La malnutrition et l’absence d’eau potable menacent la santé des enfants dans la région de Telengana, au Sud de l’Inde. La chaleur et la sécheresse n’ont guère amélioré les conditions de vie de la population, surtout des Dalits et les tribaux. Ce projet aide leurs enfants à survivre et même à espérer une vie meilleure.

Le P. ANIL se met au service des plus pauvres et lutte pour améliorer les conditions de vie des femmes et des enfants. À la crèche Mummy House, il accueille les enfants dès l’âge de 2 ans, permettant aux mères d’aller travailler. L’admission à Mummy House garantit aux enfants une alimentation saine et une eau filtrée. En plus, Mummy House offre un enseignement préscolaire.

Grâce à l’éducation, les filles pourront échapper au cercle vicieux des mariages d’enfants et du travail des enfants. Cependant, sans enseignement préscolaire ni maitrise des bases de lecture et de calcul, elles ne seront pas admises dans une école primaire. D’où l’intention du P. ANIL de construire des locaux supplémentaires pour l’école maternelle. D’où l’appel que nous vous adressons : donnez aux filles de Mummy House l’opportunité de s’épanouir et de devenir des gracieuses princesses.

Un petit groupe d’adultes (une dizaine de personnes) se rendra en Inde aux alentours de février 2020.  Ça vous intéresse de nous accompagner ???  Vous pouvez m’en parler.

Pierre +, votre curé

 

 

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« Entends ma voix, Seigneur,

et donne-nous la force de savoir répondre toujours à la haine par l'amour,

à l'injustice par un total engagement pour la justice,

à la misère par le partage.

Entends ma voix, ô Dieu,

et accorde au monde, ta paix éternelle.  Amen.

                                                           Saint Jean-Paul II


 

 

3 & 4 novembre 2018

 

 

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme,
 de tout ton esprit et de toute ta force.

     Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

 

Lignes de vie

 

Nous prions pour nos défunts et leur famille :

  • Salvatore SCAVONE décédé à l’âge de 87 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Prayon. 
  • Simone RAHIER, épouse de Jean LEMAIRE, décédée à l’âge de 93 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Embourg.
  • Elisa Isabel VILLANUEVA VEGA, épouse de Eduardo GARCIA LUIZ, décédée à l’âge de 86 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à La Brouck.
  • Josée WILDERJANS, veuve de Raoul LEDUC décédée à l’âge de 91 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Vaux.

Nous nous réjouissons avec les familles de Lisandro AMEL-GERARD et de Laura et Loghan LEUNEN qui ont été baptisés à Vaux et à Mehagne.

 

Nous partageons la joie d’Alixane MADENSPACHER et de Jean-Henri DELMOTTE
qui se conféreront le sacrement de mariage samedi 10 novembre à 11.00 à Embourg.

 

Célébration des eucharisties

10 novembre : 17.00 : La Brouck

11 novembre : 09.30 : Embourg / 10.00 : Ninane / 11.15 : Prayon /

                          11.30 : Embourg (centenaire de la fin de la première guerre mondiale)

  

Qu’on a eu bon !!!

C’est du liégeois, mais ça dit tellement bien ce que ça veut dire …  Des échos tellement merveilleux viennent de vous, les paroissiens de notre UP, mais aussi du Pas-de-Calais, de Carcassonne, de Genève … pour ne citer que ceux-là.

Nous avons simplement montré - sans ostentation, mais dans la vérité - qui nous étions : une Unité Pastorale tournée vers l’avenir, avec des bébés, des enfants, des adolescents, des jeunes familles et des ‘jeunes-depuis-longtemps’.  Tous ont été frappés de voir une assemblée qui chantait et participait et qui se donnait la paix joyeusement.  La vingtaine de techniciens sont tous venus me remercier pour l’accueil extraordinaire qu’ils ont reçu et j’ai reçu un mail officiel de la RTBF pour nous remercier de cet accueil hors du commun. 

Alors, je veux vous dire Merci.

 

Merci d’abord à vous toutes et tous qui avez formé cette belle assemblée dimanche dernier.  Vous êtes vraiment les paroisses de demain ; des paroissiens qui ne regardent pas en arrière (au risque d’être transformés en statue de sel comme Loth) mais qui avancent ; des paroissiens qui ont compris que ces célébrations communes, bien loin de diminuer les paroisses, les font grandir en vitalité et en foi.

Un Merci tout particulier à Louis, le sacristain de Vaux, qui pendant plus d’une semaine a pratiquement habité dans l’église de Vaux …  Merci à Chantal, son épouse qui le soutient.

Merci aux chorales, organiste, psalmistes et flûtistes autour de Fabienne et d’Anne-Marie, nos deux cheffes de chœur. Que de travail, depuis des mois, dans les chorales de Forêt, Prayon, Embourg, Mehagne et Vaux pour que le chant et la musique soient au top et que l’assemblée participe bellement à la célébration.

Merci aux fleuristes de l’UP.  L’église était splendide !

Merci aux acolytes : ils étaient sérieux comme des Papes …

Merci aux lecteurs qui ont dû se « farcir » toutes les répétitions pour quelques minutes …

Merci à Anne qui est venu repeindre la chapelle eucharistique : Toute la communauté de Vaux goûtera désormais la joie de célébrer dans un lieu accueillant.

Merci aux différentes Équipes-Relais qui ont formé des équipes pour assurer une « cafétéria » pour la RTBF et les acteurs de la messe de 07.00 le samedi jusque 15.00 le dimanche.  Merci à Cyril qui les a rejoints.

Merci à Thérèse et son équipe qui ont servi des repas chauds 5 étoiles aux techniciens et aux acteurs de la messe.  Merci à Thérèse également qui a réalisé la chasuble, les étoles, les épitoges de la chorale ainsi que les drapages orange pour cette célébration.

Merci enfin à l’équipe de la RTBF qui a fait un reportage merveilleux et qui ont été d’une gentillesse toute spéciale vis-à-vis de chacune et de chacun.

 

Quelle superbe communauté que cette Unité Pastorale « Notre-Dame des Sources ! »

 

Pierre +, votre curé

 

 

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (2ème, 3ème et 4ème parties)

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

2. Le chapitre 2 répond à la question « Pourquoi la sainteté ? », en épinglant « deux ennemis subtils de la sainteté » (35). À travers ces deux côtés négatifs, le pape fait apparaître deux raisons positives de la sainteté : on doit être saint pour faire de sa vie un chemin de découverte et pour vivre sa vie dans l’action de grâces et le « merci ». Si on fait l’inverse, on vise une connaissance absolue des choses et on veut tirer son plan tout seul : ce sont les deux ennemis dont parle le pape et qu’il rattache à d’anciennes hérésies : le gnosticisme et le pélagianisme. Le gnosticisme, c’est « un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres » ; et dans le pélagianisme, « au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle » (35). Le gnosticisme est l’aliénation de l’intelligence et le pélagianisme est l’aliénation de la volonté. Le gnosticisme, c’est « lorsque quelqu’un a réponse à toutes les questions ; cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain » (41). Par contre, « si nous nous laissons guider par l’Esprit plus que par nos raisonnements, nous pouvons et nous devons chercher le Seigneur dans toute vie humaine » (42). La sainteté, c’est donc la vie de quelqu’un portée par son histoire personnelle.

 

Le pélagianisme, de son côté, laisse la volonté tout régler dans la vie, sans accepter la présence de l’autre ni la grâce de Dieu. C’est, par exemple, « la fascination de pouvoir montrer des conquêtes sociales et politiques, l’ostentation dans le soin de la liturgie, de la doctrine et du prestige de l’Église, la vaine gloire liée à la gestion d’affaires pratiques, l’enthousiasme pour les dynamiques d’autonomie et de réalisation autoréférentielle » (57). Au contraire, « il nous faut accepter joyeusement que notre être soit un don, et accepter même notre liberté comme une grâce » (55).

 

3. Le chapitre 3 sur la sainteté répond à la question : « c’est quoi ? » Et il donne une réponse lumineuse : c’est vivre les béatitudes, c’est-à-dire vivre la solidarité avec les pauvres. Le pape souligne que le mot « heureux » (« beatus », en latin), qui ouvre chaque béatitude proclamée par Jésus (Mt 5, 3-12), est devenu le mot qui signifie un « saint », « parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » (64). « Jésus déclare heureux les pauvres en esprit, ceux qui ont le cœur pauvre, où le Seigneur peut entrer avec sa nouveauté constante » (68). Le pape résume ainsi les béatitudes successives : « Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté ! » (74). « Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté ! » (76). « Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté ! » (79). « Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté ! » (89). « Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté ! » (94). La béatitude « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » est expliquée ainsi : « Donner et pardonner, c’est essayer de reproduire dans nos vies un petit reflet de la perfection de Dieu, qui donne et pardonne en surabondance » (81). C’est ainsi que l’accueil des immigrés est un devoir impérieux sur la voie de la sainteté : « il ne s’agit pas d’une invention d’un Pape ou d’un délire passager ! » (103).

 

4. Le chapitre 4, intitulé « Quelques caractéristiques de la sainteté dans le monde actuel », présente le « comment ? » de la sainteté (110). Il nous dit le style de la sainteté. Première caractéristique, l’endurance : « c’est d’être centré, solidement axé, sur Dieu qui aime et qui soutient » (112), y compris à travers les humiliations qu’on peut subir. Ensuite, le pape relève la joie et l’humour (122). Je ne pense pas que des papes aient souvent parlé d’humour dans leurs documents officiels ! Mais le pape François insiste : « Ordinairement, la joie chrétienne est accompagnée du sens de l’humour, si remarquable, par exemple, chez saint Thomas More, chez saint Vincent de Paul ou chez saint Philippe Néri » (126) ; il ajoute : « la mauvaise humeur n’est pas un signe de sainteté ! ». Troisième caractéristique, l’audace et la ferveur : ce que saint Paul appelle la parrésia (129). « La parrésia est un sceau de l’Esprit, une marque de l’authenticité de l’annonce » (132). C’est pourquoi « Dieu est toujours une nouveauté, qui nous pousse à partir sans relâche et à nous déplacer pour aller au-delà de ce qui est connu, vers les périphéries et les frontières » (135). Et le pape ajoute avec humour : « Il faut, certes, ouvrir la porte du cœur à Jésus-Christ, car il frappe et appelle (cf. Ap 3, 20). Mais parfois, je me demande si, à cause de l’air irrespirable de notre auto-référentialité, Jésus n’était pas déjà en nous, frappant pour que nous le laissions sortir ! » (136). Ensuite, quatrième caractéristique du style de la sainteté, c’est l’engagement « en communauté » (140) : « La sanctification est un cheminement communautaire, à faire deux à deux. C’est ainsi que le reflètent certaines communautés saintes. En diverses occasions, l’Église a canonisé des communautés entières qui ont vécu héroïquement l’Évangile ou qui ont offert à Dieu la vie de tous leurs membres » (141). Je me permets d’introduire ici l’exemple de saint Théodore de Celles et de ses compagnons, fondateurs de l’Ordre des Croisiers, à Huy, au 13e siècle. Enfin, dernière caractéristique du style de la sainteté, c’est qu’elle est « en prière constante » (147). Comme disait saint Jean de la Croix : « Efforcez-vous de vivre dans une oraison continuelle, sans l’abandonner au milieu des exercices corporels » (148). Saint Jean-Paul II insistait aussi sur l’importance de la prière : « C’est la contemplation du visage de Jésus mort et ressuscité qui recompose notre humanité, même celle qui est fragmentée par les vicissitudes de la vie, ou celle qui est marquée par le péché. Nous ne devons pas apprivoiser la puissance du visage du Christ » (151). Le pape François ajoute que la prière reconstitue notre histoire personnelle : « L’histoire ne disparaît pas non plus. La prière, précisément parce qu’elle s’alimente du don de Dieu qui se répand dans notre vie, devrait toujours faire mémoire » (153). La prière s’alimente à la Parole de Dieu : « celle-ci appartient au cœur et à l’identité même de la vie chrétienne » (156). Et elle « nous conduit à l’Eucharistie, où cette même Parole atteint son efficacité maximale, car elle est présence réelle de celui qui est la Parole vivante » (157).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

Parcourons ce questionnement et voyons les réponses que propose le pape. Je choisis pour cela les phrases qui me paraissent les plus emblématiques.

 

1. Le chapitre 1, intitulé « L’appel à la sainteté » répond à la question « pour qui ? » et le pape formule sa thèse : « ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous » (10). « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même »  (11). Le pape met cela en lumière en présentant différents exemples de saints, des hommes et des femmes (12), des gens de différentes époques, depuis les martyrs de l’Église primitive jusqu’aux martyrs d’aujourd’hui, et spécialement ceux de toutes les confessions chrétiennes (9). C’est une sainteté qui se vit aussi en peuple et en communauté (6,7). Dans ce chapitre, le pape s’adresse au lecteur en « tu » : c’est exceptionnel dans un document pontifical. C’est une manière de personnaliser le discours ; il est « pour toi aussi » (14). Le pape rappelle à chacun son itinéraire de foi, depuis son baptême et le don de l’esprit Saint (15). Il épingle les gestes concrets de la sainteté ; par exemple, face à la tentation de parler mal de l’autre, savoir se dire : « Non, je ne dirai du mal de personne » (16). La sainteté, c’est un chemin de conversion. Comme l’écrivait le cardinal Van Thuân lorsqu’il était en prison : « Je saisis les occasions qui se présentent chaque jour, pour accomplir les actes ordinaires de façon extraordinaire » (17). Le pape ajoute : « Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission »  (23). Pour cela, il faut être en présence du Seigneur, car la sainteté « consiste à s’associer à la mort et à la résurrection du Seigneur d’une manière unique et personnelle, à mourir et à ressusciter constamment avec lui » (20). Il peut y avoir des spiritualités des différents états de vie, « par exemple, d’une spiritualité du catéchiste, d’une spiritualité du clergé diocésain, d’une spiritualité du travail, une spiritualité de la mission, une spiritualité écologique » (28). Le pape conclut ce chapitre en disant : « N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu » (34).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

  

  

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (5ème partie)

Dans le chapitre 5, intitulé « Combat, vigilance et discernement », le pape pose la question du « quand ? » de la sainteté. Il répond : dès aujourd’hui, car « la vie chrétienne est un combat permanent » (158). « C’est aussi une lutte permanente contre le diable qui est le prince du mal » (159). En effet, « la conviction que ce pouvoir malin est parmi nous est ce qui nous permet de comprendre pourquoi le mal a parfois tant de force destructrice ». Il faut donc du discernement : « C’est aussi un don qu’il faut demander. Si nous le demandons avec confiance au Saint Esprit, et que nous nous efforçons en même temps de le développer par la prière, la réflexion, la lecture et le bon conseil, nous pourrons sûrement grandir dans cette capacité spirituelle » (166). Il s’agit bien d’un vécu actuel : « Le discernement des esprits nous libère de la rigidité qui n’est pas de mise, devant l’éternel aujourd’hui du Ressuscité » (173). « Cela nous fait voir que le discernement n’est pas une autoanalyse intimiste, une introspection égoïste, mais une véritable sortie de nous-mêmes vers le mystère de Dieu qui nous aide à vivre la mission à laquelle il nous a appelés pour le bien de nos frères » (175). Le pape conclut par un appel à la Vierge Marie : « Elle n’accepte pas que nous restions à terre et parfois elle nous porte dans ses bras sans nous juger. Parler avec elle nous console, nous libère et nous sanctifie. La Mère n’a pas besoin de beaucoup de paroles, elle n’a pas besoin que nous fassions trop d’efforts pour lui expliquer ce qui nous arrive. Il suffit de chuchoter encore et encore : Je vous salue Marie… » (176).

+ Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.

 

 


 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (2ème, 3ème et 4ème parties)

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

2. Le chapitre 2 répond à la question « Pourquoi la sainteté ? », en épinglant « deux ennemis subtils de la sainteté » (35). À travers ces deux côtés négatifs, le pape fait apparaître deux raisons positives de la sainteté : on doit être saint pour faire de sa vie un chemin de découverte et pour vivre sa vie dans l’action de grâces et le « merci ». Si on fait l’inverse, on vise une connaissance absolue des choses et on veut tirer son plan tout seul : ce sont les deux ennemis dont parle le pape et qu’il rattache à d’anciennes hérésies : le gnosticisme et le pélagianisme. Le gnosticisme, c’est « un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres » ; et dans le pélagianisme, « au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle » (35). Le gnosticisme est l’aliénation de l’intelligence et le pélagianisme est l’aliénation de la volonté. Le gnosticisme, c’est « lorsque quelqu’un a réponse à toutes les questions ; cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain » (41). Par contre, « si nous nous laissons guider par l’Esprit plus que par nos raisonnements, nous pouvons et nous devons chercher le Seigneur dans toute vie humaine » (42). La sainteté, c’est donc la vie de quelqu’un portée par son histoire personnelle.

 

Le pélagianisme, de son côté, laisse la volonté tout régler dans la vie, sans accepter la présence de l’autre ni la grâce de Dieu. C’est, par exemple, « la fascination de pouvoir montrer des conquêtes sociales et politiques, l’ostentation dans le soin de la liturgie, de la doctrine et du prestige de l’Église, la vaine gloire liée à la gestion d’affaires pratiques, l’enthousiasme pour les dynamiques d’autonomie et de réalisation autoréférentielle » (57). Au contraire, « il nous faut accepter joyeusement que notre être soit un don, et accepter même notre liberté comme une grâce » (55).

 

3. Le chapitre 3 sur la sainteté répond à la question : « c’est quoi ? » Et il donne une réponse lumineuse : c’est vivre les béatitudes, c’est-à-dire vivre la solidarité avec les pauvres. Le pape souligne que le mot « heureux » (« beatus », en latin), qui ouvre chaque béatitude proclamée par Jésus (Mt 5, 3-12), est devenu le mot qui signifie un « saint », « parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » (64). « Jésus déclare heureux les pauvres en esprit, ceux qui ont le cœur pauvre, où le Seigneur peut entrer avec sa nouveauté constante » (68). Le pape résume ainsi les béatitudes successives : « Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté ! » (74). « Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté ! » (76). « Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté ! » (79). « Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté ! » (89). « Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté ! » (94). La béatitude « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » est expliquée ainsi : « Donner et pardonner, c’est essayer de reproduire dans nos vies un petit reflet de la perfection de Dieu, qui donne et pardonne en surabondance » (81). C’est ainsi que l’accueil des immigrés est un devoir impérieux sur la voie de la sainteté : « il ne s’agit pas d’une invention d’un Pape ou d’un délire passager ! » (103).

 

4. Le chapitre 4, intitulé « Quelques caractéristiques de la sainteté dans le monde actuel », présente le « comment ? » de la sainteté (110). Il nous dit le style de la sainteté. Première caractéristique, l’endurance : « c’est d’être centré, solidement axé, sur Dieu qui aime et qui soutient » (112), y compris à travers les humiliations qu’on peut subir. Ensuite, le pape relève la joie et l’humour (122). Je ne pense pas que des papes aient souvent parlé d’humour dans leurs documents officiels ! Mais le pape François insiste : « Ordinairement, la joie chrétienne est accompagnée du sens de l’humour, si remarquable, par exemple, chez saint Thomas More, chez saint Vincent de Paul ou chez saint Philippe Néri » (126) ; il ajoute : « la mauvaise humeur n’est pas un signe de sainteté ! ». Troisième caractéristique, l’audace et la ferveur : ce que saint Paul appelle la parrésia (129). « La parrésia est un sceau de l’Esprit, une marque de l’authenticité de l’annonce » (132). C’est pourquoi « Dieu est toujours une nouveauté, qui nous pousse à partir sans relâche et à nous déplacer pour aller au-delà de ce qui est connu, vers les périphéries et les frontières » (135). Et le pape ajoute avec humour : « Il faut, certes, ouvrir la porte du cœur à Jésus-Christ, car il frappe et appelle (cf. Ap 3, 20). Mais parfois, je me demande si, à cause de l’air irrespirable de notre auto-référentialité, Jésus n’était pas déjà en nous, frappant pour que nous le laissions sortir ! » (136). Ensuite, quatrième caractéristique du style de la sainteté, c’est l’engagement « en communauté » (140) : « La sanctification est un cheminement communautaire, à faire deux à deux. C’est ainsi que le reflètent certaines communautés saintes. En diverses occasions, l’Église a canonisé des communautés entières qui ont vécu héroïquement l’Évangile ou qui ont offert à Dieu la vie de tous leurs membres » (141). Je me permets d’introduire ici l’exemple de saint Théodore de Celles et de ses compagnons, fondateurs de l’Ordre des Croisiers, à Huy, au 13e siècle. Enfin, dernière caractéristique du style de la sainteté, c’est qu’elle est « en prière constante » (147). Comme disait saint Jean de la Croix : « Efforcez-vous de vivre dans une oraison continuelle, sans l’abandonner au milieu des exercices corporels » (148). Saint Jean-Paul II insistait aussi sur l’importance de la prière : « C’est la contemplation du visage de Jésus mort et ressuscité qui recompose notre humanité, même celle qui est fragmentée par les vicissitudes de la vie, ou celle qui est marquée par le péché. Nous ne devons pas apprivoiser la puissance du visage du Christ » (151). Le pape François ajoute que la prière reconstitue notre histoire personnelle : « L’histoire ne disparaît pas non plus. La prière, précisément parce qu’elle s’alimente du don de Dieu qui se répand dans notre vie, devrait toujours faire mémoire » (153). La prière s’alimente à la Parole de Dieu : « celle-ci appartient au cœur et à l’identité même de la vie chrétienne » (156). Et elle « nous conduit à l’Eucharistie, où cette même Parole atteint son efficacité maximale, car elle est présence réelle de celui qui est la Parole vivante » (157).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

Parcourons ce questionnement et voyons les réponses que propose le pape. Je choisis pour cela les phrases qui me paraissent les plus emblématiques.

 

1. Le chapitre 1, intitulé « L’appel à la sainteté » répond à la question « pour qui ? » et le pape formule sa thèse : « ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous » (10). « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même »  (11). Le pape met cela en lumière en présentant différents exemples de saints, des hommes et des femmes (12), des gens de différentes époques, depuis les martyrs de l’Église primitive jusqu’aux martyrs d’aujourd’hui, et spécialement ceux de toutes les confessions chrétiennes (9). C’est une sainteté qui se vit aussi en peuple et en communauté (6,7). Dans ce chapitre, le pape s’adresse au lecteur en « tu » : c’est exceptionnel dans un document pontifical. C’est une manière de personnaliser le discours ; il est « pour toi aussi » (14). Le pape rappelle à chacun son itinéraire de foi, depuis son baptême et le don de l’esprit Saint (15). Il épingle les gestes concrets de la sainteté ; par exemple, face à la tentation de parler mal de l’autre, savoir se dire : « Non, je ne dirai du mal de personne » (16). La sainteté, c’est un chemin de conversion. Comme l’écrivait le cardinal Van Thuân lorsqu’il était en prison : « Je saisis les o