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annonces du WE des 22 et 23 septembre 2018

                            

 

 

 

 

22 & 23 septembre 2018

 

« Quiconque accueille en mon nom  un enfant comme celui-ci,
 c’est moi qu’il accueille. »

 

 

Lignes de vie 

Nous prions pour notre défunt et sa famille : 

  • Georges THEUNISSEN, époux de Madeleine KEUNINCKX, décédé à l’âge de 84 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Embourg.

 

Nous nous réjouissons avec les familles de Louis ÉTIENNE, Océane DEJARDIN et Lucie SIMONIS
qui sont baptisés ce week-end à Vaux.

 

 

Se conféreront le sacrement de mariage samedi à 12.00 à Prayon :
Nathalie SMETS et Nicolas CASTELLANO 
 

 Tous nos vœux de bonheur et nos prières les accompagnent.

 

 

Samedi à 14.00, à Beaufays
Laurence COLSON et Bernard JADIN présenteront leur amour au Seigneur.
 

 Tous nos vœux de bonheur et nos prières les accompagnent.

  

Célébration des eucharisties

Samedi 22 septembre : 18.00 : Nessonvaux

Dimanche 23 septembre : 09.30 : Chaudfontaine - Embourg / 10.00 : Ninane / 11.15 : Prayon - Embourg /

                                      11.15 : Vaux (Messe en Wallon)

 

Samedi 29 septembre : 18.00 : Mehagne 

Dimanche 30 septembre : 10.00 : Beaufays / 11.15 : Prayon - Vaux - Embourg

 

Samedi 6 octobre : 18.00 : Forêt - Mehagne 

Dimanche 7 octobre : 10.00 : Beaufays / 11.15 : Prayon - Vaux - Embourg

 

Samedi 13 octobre : 17.00 : La Brouck / 18.00 : Ninane (Jubilé de mariages) 

Dimanche 14 octobre : 09.30 : Embourg / 11.15 : Prayon - Embourg

 

Dimanche 21 octobre : 10.30 : Vaux (Messe télévisée)

 

Samedi 27 octobre : 18.00 : Nessonvaux 

Dimanche 28 octobre : 09.30 : Chaudfontaine - Embourg / 10.00 : Ninane / 11.15 : Prayon - Embourg

 

 TOUSSAINT

31 octobre : 18.00 : Mehagne

 

1er  novembre : 09.30 : Fraipont / 10.00 : Beaufays (et bénédiction du cimetière) /

 

11.15 : Forêt (et bénédiction du cimetière) - Vaux (et bénédiction du cimetière) - 

                           Embourg (et bénédiction du cimetière)

  

2 novembre : 10.00 : Ninane (et bénédiction du cimetière)

 

Au fil de la semaine … 

  • Mardi à 20.00, au presbytère de Beaufays : C.A. de l’asbl Saint-Jean l’évangéliste.
  • Mercredi à 20.00, chez Pierre : réunion des catéchistes du GR1.
  • Mercredi à 20.00, en l’église de Vaux : répétition de toutes les chorales en vue de la messe télévisée.
  • Jeudi à 13.30, chez Pierre : Équipe Pastorale.
  • Dimanche de 11.30 à 14.00 à Mehagne : lancement du GR1.

 

Messe télévisée

 

C’est donc le dimanche 21 octobre prochain que notre messe - unique - de Vaux-sous-Chèvremont sera retransmise en Belgique, en France et dans les DOM TOM. Elle sera célébrée à 10.30.

 

Ce sera une belle occasion de rendre service à tant d’hommes et de femmes qui ne peuvent participer à l’eucharistie, parce qu’ils sont âgés, malades, chez eux, en milieu hospitalier, en maison de repos, ou encore parce qu’ils sont incarcérés. Ces personnes ont droit au meilleur !!!  Bien avant que ce ne soit un honneur pour notre Unité Pastorale, je nous invite donc à voir cette eucharistie comme un service d’Église envers nos sœurs et frères les plus démunis.  Nous mettrons donc « les petits plats dans les grands ».

 

Mais il s’agit aussi de montrer une Unité Pastorale vivante et active. 

 

Et donc …  Il s’agit d’être présents, tous et toutes …  Le meilleur moyen est de déjà indiquer la date dans votre agenda.

 

Merveilleux premier « dimanche merveilleux » 

Merci à tous. Que de monde, que d’enthousiasme pour entrer de plain-pied dans le mouvement de la catéchèse renouvelée demandée par notre évêque. Oui, notre Unité Pastorale a bien compris l’enjeu.

 

Le deuxième dimanche merveilleux aura lieu le 2 décembre, jour du Nouvel An liturgique, qui sera donc, cette année, un merveilleux Nouvel An liturgique.  

Pierre +, votre curé

 

 

 

Et l’Inde ??? 

Suite à la visite du Père Anil, dans notre Unité Pastorale, durant les grandes vacances, nous avons décidé de former un groupe : ICR (Indian Children Rescue), en vue de supporter son projet envers les enfants et les femmes de sa paroisse (la Mumy House). Nous continuons donc à ramasser les pièces rouges au sortir des églises. À ce jour, nous sommes déjà au-delà des 600 € …  Un grand merci.  Un petit groupe d’adultes (une dizaine de personnes) se rendra en Inde aux alentours de février 2020.  Ça vous intéresse de nous accompagner ?  Vous pouvez m’en parler.

Pierre +, votre curé

 

 

 

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« Dé-couvrons » le cœur de Dieu

 

Une catéchèse d’adultes dans le cadre de la catéchèse renouvelée.

 

Chaque soirée (de 20.00 à 21.30) comporte :

 

une présentation du texte, un partage, la prière des Complies, le Verre de l’amitié  

 

17 octobre 2018 - Communauté du Chemin Neuf

« Tu m’appelles, me voici » 1 Sam 3

 

21 novembre - église de Prayon

« Cinq étaient insouciantes, cinq étaient prévoyantes » Mtt 25

 

12 décembre - église de Ninane

 « Une Femme, ayant le soleil pour manteau » Ap 12

  

16 janvier 2019 - église de Vaux

« Il te faut naître d’en haut » Jn 3

 

27 février - église de Mehagne

« Jésus fut conduit au désert par l’Esprit » Mtt 4

 

20 mars - église de Prayon

« Joseph, ne crains pas de prendre chez toi Marie » Mtt 1

 

15 mai - église de Beaufays

 « Tous furent remplis d’Esprit Saint » Ac 2

 

 

 

Jalousies, rivalités, convoitises, conflits, guerres : notre époque n’a rien inventé, rien de nouveau sous le soleil ! Nous savons que ces maux nous menacent toujours. À l’intérieur même des familles et des communautés, ils peuvent anéantir l’amour, briser les relations amicales et fraternelles, rappelle le pape François dans Amoris Laetitia. La menace est à la fois intime et sociale : en chacun et entre les hommes. Les plus proches de Jésus en font l’expérience au cœur du grand désarroi déclenché par une annonce incompréhensible. Observons et imaginons : démunis, déboussolés, les disciples sont en état de grande vulnérabilité et ils cèdent à des préoccupations bien humaines, se recentrent sur eux-mêmes. Sans doute cherchent-ils du sens ou sont-ils en quête de réconfort. Dans l’incertitude et l’angoisse, imaginer connaître sa place peut rassurer. Mais le conflit guette — « qui sera le plus grand ? ». Les rivalités reviennent en force lorsqu’on n’est plus « axé sur Dieu qui aime et qui soutient » (Gaudete et Exsultate, 112). Conserver l’axe de sa vie, garder le Christ pour boussole, c’est en définitive croire qu’il interviendra pour nous, ou plutôt croire qu’il est déjà intervenu pour nous. Celui qui croit ainsi est en chemin de sainteté, dont le pape François décrit les caractéristiques pour le monde actuel en termes de béatitudes. Nous les retrouvons dans les textes de ce dimanche, énoncées comme des fruits de sagesse : douceur et patience, miséricorde, justice, paix. C’est avec et dans le Christ mort et ressuscité que le chrétien s’équipe pour demeurer « axé » sur Jésus Christ. Sa Pâque est le passage par lequel il intervient pour nous et nous confère douceur pour nous transformer en artisan de sa paix.

 

Marie-Dominique Trébuchet, directrice de l’IER

 

 (Institut catholique de Paris)

 

 

 

 


15 & 16 septembre 2018

« Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,
mais celles des hommes. »
 

 

Lignes de vie 

Nous prions pour nos défunts et leur famille :

  • Nicole CAMUS, compagne de Paul PIRARD, décédée à l’âge de 74 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Embourg.
  • Gustave CLUKERS, veuf d’Éliane ROGOWSKI, décédé à l’âge de 76 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Vaux.
  • Anna-Maria CEREGINI, veuve de Gilbert MAECKELBERGHE, décédée à l’âge de 74 ans.
    Ses funérailles ont été célébrées à Vaux.

 

Se conféreront le sacrement de mariage samedi 22 sept à 12.00 à Prayon :

   Nathalie SMETS et Nicolas CASTELLANO 

 Tous nos vœux de bonheur et nos prières les accompagnent.

 

Samedi 22 sept à 14.00, à Beaufays

    Laurence COLSON et Bernard JADIN présenteront leur amour au Seigneur.

 Tous nos vœux de bonheur et nos prières les accompagnent.

 

Célébration des eucharisties

 

Samedi 22 septembre : 18.00 : Nessonvaux

Dimanche 23 septembre : 09.30 : Chaudfontaine - Embourg / 10.00 : Ninane / 11.15 : Prayon - Embourg /

                                      11.15 : Vaux (Messe en Wallon)

 

 

Messe en wallon

C’est déjà notre 21ème messe en wallon animée par la chorale « Notre-Dame du Val »
en l’église de Vaux-s-Chèvremont que nous vivrons le dimanche 23 septembre à 11h15.

Elle sera suivie par un dîner au Calimont (Apéro, plat, dessert, café au prix de 23€ pour les adultes. Enfants de moins de 12 ans : 8 €) Inscriptions pour le repas avant le 16 septembre chez Louis BROUWERS 0485/49 25 98 ou Jacqueline CELIS 04/ 367 19 45.
Payement sur le compte : BE14 0013 1580 3683 pour le 15 septembre.

 

 

Célébration des jubilés

Vous vous êtes mariés cette année ou vous célébrez : 5- 10 – 15 -20 – 25- 30 … ans de mariage. Nous vous invitons à fêter, ensemble, cet anniversaire à NINANE.

C’est une heureuse occasion, nous semble-t-il, de découvrir ou de retrouver d’autres couples pour partager avec eux et nouer ou renouer des liens d’amitiés. Ce sera aussi l’occasion pour chacun et chacune de se rappeler le sens de son engagement.

Nous vous invitons à nous retrouver le samedi 13 octobre à 18.00 pour l’eucharistie et/ou à 19.00 pour le verre de l’amitié. Vos enfants, vos familles, vos amis y sont également les bienvenus.

Nous serions heureux, pour préparer cette fête, d’être avertis de votre présence, par exemple par le renvoi du talon d’inscription ci-dessous. Et pour illustrer notre fête, faites-nous parvenir une photo de votre mariage, soit en prêt (avec votre nom au verso) pour être scannée, soit en nous transmettant une version numérique par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

En espérant avoir le plaisir de vous rencontrer le 13 octobre, nous vous adressons déjà toutes nos félicitations.

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Monsieur et Madame.  _______________________________________________________________________________________________________

¦ Participeront à l’eucharistie des anniversaires de mariage le samedi 13 octobre

¦ Seront présents au verre de l’amitié à 19h00 et viendront avec enfants, parents et amis au nombre approximatif de _________________ personnes.

A remettre, s.v.p. au plus tard le 20 septembre à l’une des personnes suivantes :
B. et C. BOURDOUXHE, Sur les Heids de Ninane, 11, tél 04/368.75.84,
M. HERMAN, Rue du Nouveau Sart, 18 tél 04 368 81 46 ou à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

 


 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (2ème, 3ème et 4ème parties)

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

2. Le chapitre 2 répond à la question « Pourquoi la sainteté ? », en épinglant « deux ennemis subtils de la sainteté » (35). À travers ces deux côtés négatifs, le pape fait apparaître deux raisons positives de la sainteté : on doit être saint pour faire de sa vie un chemin de découverte et pour vivre sa vie dans l’action de grâces et le « merci ». Si on fait l’inverse, on vise une connaissance absolue des choses et on veut tirer son plan tout seul : ce sont les deux ennemis dont parle le pape et qu’il rattache à d’anciennes hérésies : le gnosticisme et le pélagianisme. Le gnosticisme, c’est « un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres » ; et dans le pélagianisme, « au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle » (35). Le gnosticisme est l’aliénation de l’intelligence et le pélagianisme est l’aliénation de la volonté. Le gnosticisme, c’est « lorsque quelqu’un a réponse à toutes les questions ; cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain » (41). Par contre, « si nous nous laissons guider par l’Esprit plus que par nos raisonnements, nous pouvons et nous devons chercher le Seigneur dans toute vie humaine » (42). La sainteté, c’est donc la vie de quelqu’un portée par son histoire personnelle.

 

Le pélagianisme, de son côté, laisse la volonté tout régler dans la vie, sans accepter la présence de l’autre ni la grâce de Dieu. C’est, par exemple, « la fascination de pouvoir montrer des conquêtes sociales et politiques, l’ostentation dans le soin de la liturgie, de la doctrine et du prestige de l’Église, la vaine gloire liée à la gestion d’affaires pratiques, l’enthousiasme pour les dynamiques d’autonomie et de réalisation autoréférentielle » (57). Au contraire, « il nous faut accepter joyeusement que notre être soit un don, et accepter même notre liberté comme une grâce » (55).

 

3. Le chapitre 3 sur la sainteté répond à la question : « c’est quoi ? » Et il donne une réponse lumineuse : c’est vivre les béatitudes, c’est-à-dire vivre la solidarité avec les pauvres. Le pape souligne que le mot « heureux » (« beatus », en latin), qui ouvre chaque béatitude proclamée par Jésus (Mt 5, 3-12), est devenu le mot qui signifie un « saint », « parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » (64). « Jésus déclare heureux les pauvres en esprit, ceux qui ont le cœur pauvre, où le Seigneur peut entrer avec sa nouveauté constante » (68). Le pape résume ainsi les béatitudes successives : « Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté ! » (74). « Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté ! » (76). « Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté ! » (79). « Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté ! » (89). « Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté ! » (94). La béatitude « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » est expliquée ainsi : « Donner et pardonner, c’est essayer de reproduire dans nos vies un petit reflet de la perfection de Dieu, qui donne et pardonne en surabondance » (81). C’est ainsi que l’accueil des immigrés est un devoir impérieux sur la voie de la sainteté : « il ne s’agit pas d’une invention d’un Pape ou d’un délire passager ! » (103).

 

4. Le chapitre 4, intitulé « Quelques caractéristiques de la sainteté dans le monde actuel », présente le « comment ? » de la sainteté (110). Il nous dit le style de la sainteté. Première caractéristique, l’endurance : « c’est d’être centré, solidement axé, sur Dieu qui aime et qui soutient » (112), y compris à travers les humiliations qu’on peut subir. Ensuite, le pape relève la joie et l’humour (122). Je ne pense pas que des papes aient souvent parlé d’humour dans leurs documents officiels ! Mais le pape François insiste : « Ordinairement, la joie chrétienne est accompagnée du sens de l’humour, si remarquable, par exemple, chez saint Thomas More, chez saint Vincent de Paul ou chez saint Philippe Néri » (126) ; il ajoute : « la mauvaise humeur n’est pas un signe de sainteté ! ». Troisième caractéristique, l’audace et la ferveur : ce que saint Paul appelle la parrésia (129). « La parrésia est un sceau de l’Esprit, une marque de l’authenticité de l’annonce » (132). C’est pourquoi « Dieu est toujours une nouveauté, qui nous pousse à partir sans relâche et à nous déplacer pour aller au-delà de ce qui est connu, vers les périphéries et les frontières » (135). Et le pape ajoute avec humour : « Il faut, certes, ouvrir la porte du cœur à Jésus-Christ, car il frappe et appelle (cf. Ap 3, 20). Mais parfois, je me demande si, à cause de l’air irrespirable de notre auto-référentialité, Jésus n’était pas déjà en nous, frappant pour que nous le laissions sortir ! » (136). Ensuite, quatrième caractéristique du style de la sainteté, c’est l’engagement « en communauté » (140) : « La sanctification est un cheminement communautaire, à faire deux à deux. C’est ainsi que le reflètent certaines communautés saintes. En diverses occasions, l’Église a canonisé des communautés entières qui ont vécu héroïquement l’Évangile ou qui ont offert à Dieu la vie de tous leurs membres » (141). Je me permets d’introduire ici l’exemple de saint Théodore de Celles et de ses compagnons, fondateurs de l’Ordre des Croisiers, à Huy, au 13e siècle. Enfin, dernière caractéristique du style de la sainteté, c’est qu’elle est « en prière constante » (147). Comme disait saint Jean de la Croix : « Efforcez-vous de vivre dans une oraison continuelle, sans l’abandonner au milieu des exercices corporels » (148). Saint Jean-Paul II insistait aussi sur l’importance de la prière : « C’est la contemplation du visage de Jésus mort et ressuscité qui recompose notre humanité, même celle qui est fragmentée par les vicissitudes de la vie, ou celle qui est marquée par le péché. Nous ne devons pas apprivoiser la puissance du visage du Christ » (151). Le pape François ajoute que la prière reconstitue notre histoire personnelle : « L’histoire ne disparaît pas non plus. La prière, précisément parce qu’elle s’alimente du don de Dieu qui se répand dans notre vie, devrait toujours faire mémoire » (153). La prière s’alimente à la Parole de Dieu : « celle-ci appartient au cœur et à l’identité même de la vie chrétienne » (156). Et elle « nous conduit à l’Eucharistie, où cette même Parole atteint son efficacité maximale, car elle est présence réelle de celui qui est la Parole vivante » (157).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

Parcourons ce questionnement et voyons les réponses que propose le pape. Je choisis pour cela les phrases qui me paraissent les plus emblématiques.

 

1. Le chapitre 1, intitulé « L’appel à la sainteté » répond à la question « pour qui ? » et le pape formule sa thèse : « ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous » (10). « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même »  (11). Le pape met cela en lumière en présentant différents exemples de saints, des hommes et des femmes (12), des gens de différentes époques, depuis les martyrs de l’Église primitive jusqu’aux martyrs d’aujourd’hui, et spécialement ceux de toutes les confessions chrétiennes (9). C’est une sainteté qui se vit aussi en peuple et en communauté (6,7). Dans ce chapitre, le pape s’adresse au lecteur en « tu » : c’est exceptionnel dans un document pontifical. C’est une manière de personnaliser le discours ; il est « pour toi aussi » (14). Le pape rappelle à chacun son itinéraire de foi, depuis son baptême et le don de l’esprit Saint (15). Il épingle les gestes concrets de la sainteté ; par exemple, face à la tentation de parler mal de l’autre, savoir se dire : « Non, je ne dirai du mal de personne » (16). La sainteté, c’est un chemin de conversion. Comme l’écrivait le cardinal Van Thuân lorsqu’il était en prison : « Je saisis les occasions qui se présentent chaque jour, pour accomplir les actes ordinaires de façon extraordinaire » (17). Le pape ajoute : « Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission »  (23). Pour cela, il faut être en présence du Seigneur, car la sainteté « consiste à s’associer à la mort et à la résurrection du Seigneur d’une manière unique et personnelle, à mourir et à ressusciter constamment avec lui » (20). Il peut y avoir des spiritualités des différents états de vie, « par exemple, d’une spiritualité du catéchiste, d’une spiritualité du clergé diocésain, d’une spiritualité du travail, une spiritualité de la mission, une spiritualité écologique » (28). Le pape conclut ce chapitre en disant : « N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu » (34).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

  

  

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (5ème partie)

Dans le chapitre 5, intitulé « Combat, vigilance et discernement », le pape pose la question du « quand ? » de la sainteté. Il répond : dès aujourd’hui, car « la vie chrétienne est un combat permanent » (158). « C’est aussi une lutte permanente contre le diable qui est le prince du mal » (159). En effet, « la conviction que ce pouvoir malin est parmi nous est ce qui nous permet de comprendre pourquoi le mal a parfois tant de force destructrice ». Il faut donc du discernement : « C’est aussi un don qu’il faut demander. Si nous le demandons avec confiance au Saint Esprit, et que nous nous efforçons en même temps de le développer par la prière, la réflexion, la lecture et le bon conseil, nous pourrons sûrement grandir dans cette capacité spirituelle » (166). Il s’agit bien d’un vécu actuel : « Le discernement des esprits nous libère de la rigidité qui n’est pas de mise, devant l’éternel aujourd’hui du Ressuscité » (173). « Cela nous fait voir que le discernement n’est pas une autoanalyse intimiste, une introspection égoïste, mais une véritable sortie de nous-mêmes vers le mystère de Dieu qui nous aide à vivre la mission à laquelle il nous a appelés pour le bien de nos frères » (175). Le pape conclut par un appel à la Vierge Marie : « Elle n’accepte pas que nous restions à terre et parfois elle nous porte dans ses bras sans nous juger. Parler avec elle nous console, nous libère et nous sanctifie. La Mère n’a pas besoin de beaucoup de paroles, elle n’a pas besoin que nous fassions trop d’efforts pour lui expliquer ce qui nous arrive. Il suffit de chuchoter encore et encore : Je vous salue Marie… » (176).

+ Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.

 

 


 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

cinq clés d’interprétation par Mgr Delville (2ème, 3ème et 4ème parties)

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

2. Le chapitre 2 répond à la question « Pourquoi la sainteté ? », en épinglant « deux ennemis subtils de la sainteté » (35). À travers ces deux côtés négatifs, le pape fait apparaître deux raisons positives de la sainteté : on doit être saint pour faire de sa vie un chemin de découverte et pour vivre sa vie dans l’action de grâces et le « merci ». Si on fait l’inverse, on vise une connaissance absolue des choses et on veut tirer son plan tout seul : ce sont les deux ennemis dont parle le pape et qu’il rattache à d’anciennes hérésies : le gnosticisme et le pélagianisme. Le gnosticisme, c’est « un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres » ; et dans le pélagianisme, « au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle » (35). Le gnosticisme est l’aliénation de l’intelligence et le pélagianisme est l’aliénation de la volonté. Le gnosticisme, c’est « lorsque quelqu’un a réponse à toutes les questions ; cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain » (41). Par contre, « si nous nous laissons guider par l’Esprit plus que par nos raisonnements, nous pouvons et nous devons chercher le Seigneur dans toute vie humaine » (42). La sainteté, c’est donc la vie de quelqu’un portée par son histoire personnelle.

 

Le pélagianisme, de son côté, laisse la volonté tout régler dans la vie, sans accepter la présence de l’autre ni la grâce de Dieu. C’est, par exemple, « la fascination de pouvoir montrer des conquêtes sociales et politiques, l’ostentation dans le soin de la liturgie, de la doctrine et du prestige de l’Église, la vaine gloire liée à la gestion d’affaires pratiques, l’enthousiasme pour les dynamiques d’autonomie et de réalisation autoréférentielle » (57). Au contraire, « il nous faut accepter joyeusement que notre être soit un don, et accepter même notre liberté comme une grâce » (55).

 

3. Le chapitre 3 sur la sainteté répond à la question : « c’est quoi ? » Et il donne une réponse lumineuse : c’est vivre les béatitudes, c’est-à-dire vivre la solidarité avec les pauvres. Le pape souligne que le mot « heureux » (« beatus », en latin), qui ouvre chaque béatitude proclamée par Jésus (Mt 5, 3-12), est devenu le mot qui signifie un « saint », « parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » (64). « Jésus déclare heureux les pauvres en esprit, ceux qui ont le cœur pauvre, où le Seigneur peut entrer avec sa nouveauté constante » (68). Le pape résume ainsi les béatitudes successives : « Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté ! » (74). « Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté ! » (76). « Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté ! » (79). « Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté ! » (89). « Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté ! » (94). La béatitude « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » est expliquée ainsi : « Donner et pardonner, c’est essayer de reproduire dans nos vies un petit reflet de la perfection de Dieu, qui donne et pardonne en surabondance » (81). C’est ainsi que l’accueil des immigrés est un devoir impérieux sur la voie de la sainteté : « il ne s’agit pas d’une invention d’un Pape ou d’un délire passager ! » (103).

 

4. Le chapitre 4, intitulé « Quelques caractéristiques de la sainteté dans le monde actuel », présente le « comment ? » de la sainteté (110). Il nous dit le style de la sainteté. Première caractéristique, l’endurance : « c’est d’être centré, solidement axé, sur Dieu qui aime et qui soutient » (112), y compris à travers les humiliations qu’on peut subir. Ensuite, le pape relève la joie et l’humour (122). Je ne pense pas que des papes aient souvent parlé d’humour dans leurs documents officiels ! Mais le pape François insiste : « Ordinairement, la joie chrétienne est accompagnée du sens de l’humour, si remarquable, par exemple, chez saint Thomas More, chez saint Vincent de Paul ou chez saint Philippe Néri » (126) ; il ajoute : « la mauvaise humeur n’est pas un signe de sainteté ! ». Troisième caractéristique, l’audace et la ferveur : ce que saint Paul appelle la parrésia (129). « La parrésia est un sceau de l’Esprit, une marque de l’authenticité de l’annonce » (132). C’est pourquoi « Dieu est toujours une nouveauté, qui nous pousse à partir sans relâche et à nous déplacer pour aller au-delà de ce qui est connu, vers les périphéries et les frontières » (135). Et le pape ajoute avec humour : « Il faut, certes, ouvrir la porte du cœur à Jésus-Christ, car il frappe et appelle (cf. Ap 3, 20). Mais parfois, je me demande si, à cause de l’air irrespirable de notre auto-référentialité, Jésus n’était pas déjà en nous, frappant pour que nous le laissions sortir ! » (136). Ensuite, quatrième caractéristique du style de la sainteté, c’est l’engagement « en communauté » (140) : « La sanctification est un cheminement communautaire, à faire deux à deux. C’est ainsi que le reflètent certaines communautés saintes. En diverses occasions, l’Église a canonisé des communautés entières qui ont vécu héroïquement l’Évangile ou qui ont offert à Dieu la vie de tous leurs membres » (141). Je me permets d’introduire ici l’exemple de saint Théodore de Celles et de ses compagnons, fondateurs de l’Ordre des Croisiers, à Huy, au 13e siècle. Enfin, dernière caractéristique du style de la sainteté, c’est qu’elle est « en prière constante » (147). Comme disait saint Jean de la Croix : « Efforcez-vous de vivre dans une oraison continuelle, sans l’abandonner au milieu des exercices corporels » (148). Saint Jean-Paul II insistait aussi sur l’importance de la prière : « C’est la contemplation du visage de Jésus mort et ressuscité qui recompose notre humanité, même celle qui est fragmentée par les vicissitudes de la vie, ou celle qui est marquée par le péché. Nous ne devons pas apprivoiser la puissance du visage du Christ » (151). Le pape François ajoute que la prière reconstitue notre histoire personnelle : « L’histoire ne disparaît pas non plus. La prière, précisément parce qu’elle s’alimente du don de Dieu qui se répand dans notre vie, devrait toujours faire mémoire » (153). La prière s’alimente à la Parole de Dieu : « celle-ci appartient au cœur et à l’identité même de la vie chrétienne » (156). Et elle « nous conduit à l’Eucharistie, où cette même Parole atteint son efficacité maximale, car elle est présence réelle de celui qui est la Parole vivante » (157).

 

+ Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège.

 

L’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François :

Cinq clés d’interprétation par Mgr Delville

 

Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre DELVILLE propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

 

Parcourons ce questionnement et voyons les réponses que propose le pape. Je choisis pour cela les phrases qui me paraissent les plus emblématiques.

 

1. Le chapitre 1, intitulé « L’appel à la sainteté » répond à la question « pour qui ? » et le pape formule sa thèse : « ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous » (10). « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même »  (11). Le pape met cela en lumière en présentant différents exemples de saints, des hommes et des femmes (12), des gens de différentes époques, depuis les martyrs de l’Église primitive jusqu’aux martyrs d’aujourd’hui, et spécialement ceux de toutes les confessions chrétiennes (9). C’est une sainteté qui se vit aussi en peuple et en communauté (6,7). Dans ce chapitre, le pape s’adresse au lecteur en « tu » : c’est exceptionnel dans un document pontifical. C’est une manière de personnaliser le discours ; il est « pour toi aussi » (14). Le pape rappelle à chacun son itinéraire de foi, depuis son baptême et le don de l’esprit Saint (15). Il épingle les gestes concrets de la sainteté ; par exemple, face à la tentation de parler mal de l’autre, savoir se dire : « Non, je ne dirai du mal de personne » (16). La sainteté, c’est un chemin de conversion. Comme l’écrivait le cardinal Van Thuân lorsqu’il était en prison : « Je saisis les o